Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 00:16

 

La première session extraordinaire de l’Assemblée nationale pour le compte de l’année 2012 aura lieu et c’est une certitude. Ce qui est moins sûr c’est l’ordre du jour sur lequel sera convoqué officiellement cette session extraordinaire. Des sources parlementaires ont révélé que douze (12) députés de la mouvance présidentielle donc de la majorité parlementaire actuelle s’activent pour faire figure à cet ordre du jour, une  proposition de loi qui viserait à corriger et à remplacer la liste électorale permanente informatisée, celle-là même qui a servi aux élections présidentielles de mars 2011. Selon les indiscrétions, cette proposition de loi  viserait à compléter et à élargir la base de données de la Lépi. La démarche en elle-même mériterait d’être fortement applaudie puisqu’elle abonde finalement dans le sens voulu par les partis de l’opposition à savoir l’U.N et la Coalition Abt. Seulement, il y a de sérieuses réserves à émettre au regard justement des dernières nouvelles sur le fameux fichier électoral.

Pour mémoire, rappelons que, quelques jours après le vote à l’Assemblée nationale de la Liste Electorale Permanente Informatisée, des  failles ont été trouvées et ont poussé les députés de l’Union fait la Nation et ceux de la coalition Abt ( c’étaient le G4 plus le G13) a demandé son abrogation sans succès. Mathurin Nago au perchoir, Hélène Aholou Kèkè à la Commission des lois, Djibril Mama Débourou en " Conseiller politique", Karim Chabi Sika, expert en diversion parlementaire, n’ont pas laissé faire. Le G4 et le G13 reviennent à l’assaut et introduisent une proposition de loi modificatrice, rien à faire : les gardiens de la citadelle Fcbe veillaient toujours. La suite on la connait. Et puis, il y a quelques jours seulement, le Réseau des compétences électorales francophones de l'Organisation internationale de la Francophonie, (Recef/Oif) a séjourné au Bénin pour évaluer la Lépi. Au cours de cette mission, les membres du Recef/Oif, ont écouté toutes les chapelles politiques car l’objectif du Général Siaka Sangaré qui conduisait la mission était de recueillir le maximum d'informations fournies par tous les acteurs impliqués dans la réalisation de la Lépi ceci devant permettre de produire un rapport qui servira de soubassement à l'amélioration des incorrections pour une liste acceptable de tous. A cette occasion donc,  Théophile Monctho de l’U.N et André Dassoundo de la coaltion Abt, ont évoqué le caractère partisan et exclusif de la Lépi, les nombreuses et diverses irrégularités qui ont émaillé sa réalisation, son application sélective pour enfin demander sa reprise. Vraisemblablement la proposition de loi des douze (12) députés de la mouvance conduirait à avoir une nouvelle Lépi conformément donc aux vœux de l’opposition qui réclamait la chose un an au moins avant les élections dernières. Mais il y un bémol !

Des raisons et des doutes

Outre la classe politique, la mission d’évaluation du Recef/Oif avait aussi écouté, les
partenaires techniques et les organisations de la Société civile. Un rapport circonstancié
avait été fait au Chef de l’Etat avant leur départ. L’on se pose alors des questions sur les
intentions des douze (12) députés initiateurs de la proposition de loi modifiant et
remplaçant la Lépi alors que le rapport définitif du Recef/Oif attendu pour approfondir
et détailler des insuffisances d'ordre juridique et institutionnel et surtout des carences
techniques, n’est pas encore prêt. N’est-ce pas à la base d’un tel rapport qu’une nouvlle
loi sur la Lépi devrait-elle être examinée ? Il s’agit là d’une évidence évidente.
 Où est la Lépi actuellement et qui la gère ?
Alors que les politiciens s’affairent pour une nouvelle Lépi, plusieurs interrogations 
tournent autour de l’actuel fichier. Hélène Aholou Kèkè ayant succédé à Nassirou Arifari Bako à la tête de la Commission Permanente de Supervision de la Lépi ( Cps/Lépi) refuse, nous dit-on, d’assumer le paiement de bon nombre de dépenses autorisées par celui qui a troqué son siège au Parlement contre celui de ministre des affaires étrangères après escale justement à la Cps/Lépi. L’administration n’est-elle pas une continuité à la Cps/Lépi ? La réticence du député Aholou Kèkè met la puce à l’oreille de ceux qui auditent les comptes publics pour le compte de l’Etat. Mais passons ! L’une des recommandations de l’atelier bilan sur la réalisation de la Lépi a émis l’idée de la création d’un office de gestion du fichier électoral. Et dans cet ordre d’idées, uns structure a été mise en place par la Cps pour conserver la Lépi et le matériel qui a servi à sa réalisation. Cette situation n’est pas du goût du Secrétariat Administratif Permanent de la Cena qui conformément à ses prérogatives de gestionnaire du patrimoine entre deux élections, réclame en vain le fichier Lépi. Lorsqu’on s’en réfère aux dernières déclarations du député Eric Houndété, qui a fait savoir que des retouches sont faites en catimini à la Lépi, l’on se demande quelle Lépi les députés de la mouvance voudraient revoir et corriger.

Francis Z. OKOYA

Par OKOYA Francis Z. - Publié dans : ASSEMBLEE NATIONALE - Communauté : POUR UN BENIN MEILLEUR
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 00:12

(Pour continuer à bénéficier des frais de missions et de bonus de signature, ils lui parlent des milliards de barils de pétrole disponibles au Bénin)

Depuis la fermeture du site d’exploitation du pétrole à Sémè dans les années 80, l’on a des raisons de se demander si dans l’acceptation des compagnies appelées à rechercher et à exploiter les blocs on shore et off shore ( sur terre et en mer), les bons choix sont faits. La question ne mériterait plus d’être posée quand on sait qu’au dernier trimestre de l’année 2011, le Gouvernement se rendant à l’évidence de l’utopie de certaines entreprises signataires, a instruit le ministre des mines de "déposséder les compagnies à qui des blocs pétroliers ont été octroyés et les rétrocéder à de nouvelles compagnies plus pragmatiques et plus efficaces pour booster les recherches minières et énergétiques". Enfin d’échapper à cette nouvelle politique du gouvernement béninois, un des contractants, ayant depuis 2008 reçu l’autorisation d’explorer le bloc 4 offshore et qui entretemps, a invité, le groupe Petrobras du Brésil à une co-exploitation sur ce bloc 4, a fait usage de tous les moyens pour se faire octroyer un autre bloc, le boc A on-shore. L’un des arguments avancés était qu’il était mandaté ou est partenaire de Petrobras pour le contrat sur le Bloc A onshore. Les responsables de Petrobras, étant en contact avec d'autres personnes béninoises, ont pu les informer qu'ils n'étaient pas partenaire ni mandante de qui que ce soit pour la signature d'un contrat sur le Bloc A onshore. Face à cette information, le Chef de l'Etat, en homme averti et avisé, a envoyé au Brésil une délégation composée des plus hautes personnalités en charge du pétrole au Bénin. Cette mission aurait fait croire à Boni Yayi que les Brésiliens rencontrées auraient confirmé l’existence des milliards de barils de pétrole dans le sous sol béninois ( ?). Face à confusion, votre journal a voulu situer la vérité et contacter les services de Pétrobas le 10 février 2012 à 19h05mn par un courrier mail. La réponse est déroutante et montre que la  réalité est toute autre. « Petrobras is not aware of any negotiations regarding the exploration of block A, onshore Benin. » a répondu Pétrobras qui affirme ainsi clairement, qu'elle n'est pas concernée par le Bloc A. Cette société n'a donc ni mandaté et n'est ni partenaire avec aucune société pour la signature d'un contrat sur le Bloc A. Et si le complot continue, c’est pour cause.

 

Mais alors pourquoi enfarine-t-on le Chef de l’Etat à ce point ?

Les cadres concernés jouent pleinement sur l’enthousiasme de Yayi de voir et d’avoir de nouvelles ressources pour relancer définitivement l’économie béninoise et donner un sens concret à la refondation. Si le Bénin disposait de milliards de barils dans son sous sol et dans ses eaux, Total, Shell et autre Elf auraient déjà "étalé leur natte" ici. Mais quelques éléments forts simples permettent de comprendre  tous les mensonges orchestrés autour du pétrole béninois pour le compte de certaines sociétés autorisées à explorer le sous sol béninois. Comme dans tous les pays où il y a du pétrole, et comme il est de coutume dans les gros milieux d’affaires, les contrats d’exploration donnent lieu au Bénin à ce qui est appelé dans le jargon, les bonus de signature, c’est-à-dire des commissions en espèces sonnantes et trébuchantes offertes par les sociétés signataires aux cadres et responsables concernés du pays hôte. Seulement voilà, dans les autres pays, cette gratification n’intervient généralement qu’une fois puisque par la suite, la société exploratrice trouve le pétrole, l’exploite et a à faire désormais avec les services des impôts et taxes du pays concernés. Mais au Bénin, les contrats d’exploration sont renouvelés et multipliés à des sociétés qui font des promesses jusque-là non honorées, pour que se renouvèlent et se multiplient les bonus de signatures. C’est dire qu’au détriment de l’intérêt national, des cadres préfèrent manger le blé en herbe. Vivement que la vérité éclate au grand jour.

 

Francis Z. OKOYA

Par OKOYA Francis Z. - Publié dans : ECONOMIE - Communauté : POUR UN BENIN MEILLEUR
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 00:11

( la justice les considère comme des complices de l’escroquerie de Tégbénou, Akplogan et compagnie)

Alors qu’on s’y attendait le moins, le dossier de placement illégal d’argent au Bénin refait surface avec à la clef, un nouvel épisode : il s’agit d’un communiqué du procureur de la République  qui somme les clients de Icc- services et des autres structures de restituer les intérêts perçus sur leur dépôt initial considérés par lui comme le fruit de l’escroquerie. 

Achille Oussou

L’espoir est-il toujours permis aux déposants des structures de placement illégal d’argent à savoir Icc-services, Ntic-services, Africa style, Micc-international et autres ? Le nouveau communiqué  du procureur de la République  qui passe sur les chaines de radio, de télévision depuis hier et dans les colonnes de journaux depuis ce matin pour intimer l’ordre aux clients de Icc-services et des autres structures de placement illégal des fonds ayant perçu plus que ce qu’ils ont déposé de rembourser le trop perçu au risque de se voir poursuivre comme des complices de  Emile Tégbénou, Guy Akplogan et consorts.  Ce communiqué vient rompre un si long silence qui laissait  déjà croire que le chef de l’Etat ne pourrait pas tenir sa promesse de faire rembourser les spoliés de ces structures. Peut-on oser penser maintenant que la justice a ou veut commencer son travail dans ce dossier ? Depuis que la présidente du comité de suivi des structures de placement illégal des fonds, Séverine Lawson a procédé à la vente aux enchères des biens mobiles de Icc-services qui ont été saisis et qui lui ont permis de mobiliser une bagatelle somme de un milliard deux cents millions environs, plus de nouvelles. De l’emprisonnement des responsables de Icc-services à la cession des biens saisis, les spoliés nourrissaient encore une lueur d’espoir de rentrer en possession de leur argent. Selon les statistiques de madame Lawson, au moins 14.544 petits déposants pourraient retrouver leurs sous. Mais depuis le mois de novembre 2011, l’intervention de Me Hervé Gbaguidi, avocat de Icc-services sur les chaines de radio et de télévision Golf a plongé les déposants dans une confusion totale qui n’augure pas d’un lendemain meilleur. De plus, il y a toujours un flou autour des liquidités qui auraient été saisies en espèces au domicile de Emile Tègbénou à Malanhoui. Autre point d’ombre, c’est le montant réel des fonds qu’il faut mobiliser pour arriver à soulager tous les spoliés des structures de placement illégal qui ont opéré cette vaste escroquerie sur le territoire du Bénin.

Qui veut-on réellement poursuivre ?

Le communiqué du procureur de la République suscite tout de même cette interrogation. Dispose t-on vraiment aujourd’hui d’une liste des personnes qui ont bénéficié d’un surplus sur leur placement initial, trop perçu que ces clients considéreraient comme des intérêts ? Jusqu’où peut-on vraiment croire à la fiabilité de ces listes ? A t-on déjà procédé à une vérification ? Si oui, pourquoi choisit-on de les sommer par voie de presse de restituer leur trop perçu ? Toutes ces interrogations méritent qu’on se demande si la démarche du procureur est de nature à rassurer les spoliés.

Par OKOYA Francis Z. - Publié dans : SOCIETE - Communauté : POUR UN BENIN MEILLEUR
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 00:11

 

( la rencontre finit en queue de poisson, le débrayage reprend de plus belle)

 

Comme des fleurs fanées ou des feuilles mortes, l’espoir de tous ceux qui nourrissaient la fin de la grève des enseignants, est tombé suite à la fin, en queue de poisson, de la rencontre entre les Syndicats de l’enseignement et le Gouvernement. Cette rencontre tenue ce jeudi 23 février 2012 au soir dans les locaux de la Primature et qui a connu la participation du Premier ministre Pascal Irénée Koupaki chargé du Dialogue social, de Adidjatou Mathys, ministre en charge de l’Economie et des Finances, des responsables du Conseil Economique et Social et des Secrétaires généraux des Syndicats de l’enseignement, n’a accouché de rien.

 

Les faits

Des informations recueillies, il ressort qu’au début de la rencontre, le Premier Ministre Pascal Irénée Koupaki a indiqué que "Le seul sujet principal à l'ordre du jour de notre session de négociations entre le gouvernement et les syndicats est la situation de nos amis des syndicats des enseignants béninois de la maternelle, du primaire et du secondaire", avant de donner la parole à son collègue du Gouvernement Adidjatou Mathys, l’invitant à se prononcer sur la situation de la grève des enseignants. Selon les recoupements faits, le ministre de l’Economie et des Finances a réaffirmé que dans sa tête et dans celles des cadres de son ministère, les enseignants ne sont pas concernés pas  le Décret N° 2011-505 du 05 Aout 2011 portant institution d’un coefficient de revalorisation des indices de traitement des Agents de l’Etat. A ses dires, l’Etat sous le règne de Boni Yayi aurait déjà fait suffisamment pour les enseignants. Et à ce propos justement, Valère Vitonou, porte-parole des trois ordres de l'enseignementdira : "Un seul fait justifie ce mécontentement. Il s'agit de l'amalgame entretenu par la ministre de l'économie et des finances consistant à confondre à dessein l'allocation d'incitation à la fonction enseignantes de 25% transformée en coefficient de revalorisation de 1,25, avantage spécifique aux personnels enseignants des trois ordres obtenu depuis 2005, avec la jouissance du coefficient de valorisation de 1,25 de l'indice de traitement au profit de tous les Agents de l'Etat".

Avant de redonner la parole aux enseignants, le Premier Ministre a réaffirmé sa position. Pour lui, aucune disposition dudit décret n’exclut les enseignants. Aux dires de Koupaki, les enseignants ont bel et bien droit aux retombées du Décret N° 2011-505 du 05 Aout 2011, seulement que l’état de la caisse de l’Etat ne permet pas pour le moment de les satisfaire. C’est alors que les Secrétaires généraux des syndicats des enseignants ont pris la parole pour saluer la clairvoyance du Premier Ministre à qui ils ont demandé jusqu’à quand vont-ils devoir attendre pour obtenir satisfaction. A cette interrogation, Koupaki a demandé aux syndicalistes de lui permettre d’aller voir l’état de la caisse. Non satisfaits de cette réponse, les syndicalistes ont profité pour tirer à boulets rouges sur le ministre de l’Economie et des Finances. Les tirs croisés et nourris sur Adidjatou Mathys, ont été d’une telle ampleur et d’une telle intensité que le Premier Ministre présidant la séance a été obligé d’y mettre fin.

La rencontre n’a donc accouché de rien et les syndicalistes de l’enseignement annonce déjà une reprise de leur mouvement de grève. La crainte de voir ce mouvement passé de 72 heures à 96 heures se précise et peut-être la prochaine séance du dialogue social regroupant tous les autres corps des centrales syndicales pourra permettre de reposer et de régler le problème des enseignants.

Francis Z. OKOYA

Par OKOYA Francis Z. - Publié dans : SOCIETE - Communauté : POUR UN BENIN MEILLEUR
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 23:29

Guerre intestine à la mouvance, révision de la Constitution, PVI, grève sans limite des enseignants, …. :

Les béquilles de la refondation tremblent

La refondation semble-t-il, est venue pour corriger et renforcer le changement amorcé depuis le 06 avril 2006. Mais un regard analytique sur l’actualité nationale autorise des inquiétudes pour la teneur et la survie de la refondation.

D’abord au niveau de la classe politique au pouvoir, moteur de la refondation, force est de constater que l’harmonie, la solidarité et l’entente ne sont pas les choses les mieux partagées. La guéguerre persistante entre Candide Azannaï et Mathurin Nago en est une parfaite illustration. Même si les couacs du PVI proviennent d’une part des acteurs portuaires, les derniers développements sur le sujet, démontrent à souhait qu’une guerre politique intestine, comme une masse de plomb, empêche le décollage de cette réforme. Les députés Rachidi Gbadamassi et Candide Azannaï, "acteurs actifs de la mouvance présidentielle" comme ils se définissent, accusent non pas une certaine opposition, mais l’entourage de leur Chef commun qui, à dessein voudrait fragiliser le numéro 2 du régime et le mettre même en froid avec le numéro 1. La refondation prendra forcément un coup si le PVI en prend aussi. Comme le souligne Janvier Yahouédéhou, ancien député et spécialiste des dénonciations des faits de corruption, la remise en cause du contrat du PVI avec comme seul mobile la différence des signataires du contrat et du décret fera fuir les investisseurs. Cela donnera aussi à coups sûr lieu à une bataille juridique où l’Etat béninois n’est pas parti gagnant. La conclusion à ce niveau est que si le PVI est remis en cause, une béquille de la refondation ( la majorité présidentielle) va trembler.

 

La refondation institutionnelle mal partie

Ensuite la refondation est aussi, a-t-on dire institutionnelle. C’est ce qui explique la présence sur la table de la présidente de la Commission des lois de l’Assemblée nationale et à l’ordre du jour de la prochaine session extraordinaire, des projets de loi sur le découpage territorial, la révision de la Constitution… Sur ces deux sujets, la retraite parlementaire tenue récemment à  Parakou a permis de tirer comme conclusion que des députés Fcbe pur sang doutent de la finalité de la révision de la Constitution et trouvent inopportun un nouveau découpage territorial. Sur le premier projet de loi, au sein de la majorité parlementaire acquise à Boni Yayi, des députés se refusent déjà de se retrouver gros gens par derrière. Ainsi, Chabi Sika, Victor Dagnon, Nicaise Fagnon, Ali Kamarou, Bani Samari, Yolou Gaston, Emile Tossou, Soulé Sabi Moussa… tous de la majorité parlementaire acquise à Boni Yayi, ont émis chacun en ce qui le concerne des réserves sur la finalité d’une révision de la Constitution. Sans nul doute que si leurs réserves rejoignent celles de l’opposition lors de l’examen et du vote  de ce projet de révision, la majorité requise des 4/5ème ne sera pas atteinte : un autre couac pour la refondation.

Que dire alors du découpage territorial ? Si la question a  été balayée d’un revers de mains lors des discussions sur le sujet à Parakou les 7 et 8 février derniers, c’est surtout à cause de l’opposition affichée des députés de la mouvance à ce projet de loi. Et à la lecture de cet extrait d’un article d’un confrère, on imagine déjà le sort réservé à ce projet de loi : « … le député Fcbe André Okounlola est surpris  par cette volonté du gouvernement d’aller jusqu’à  ce nombre de départements  sans pouvoir dire comment  il trouvera des ressources pour l’accompagnement, il pense qu’il faut  que la représentation nationale prenne ses responsabilités et rejette ce projet de loi.  Il sera appuyé par le député Gaston  Yorou qui se désole de ce que parfois certains maires manquent de papier rame pour envoyer des  correspondances. C’est sans doute pourquoi le député  Nicaise Fagnon demande au gouvernement de faire le bilan de la pratique de la décentralisation au Bénin. Pour l’honorable Gbadamassi,
la décentralisation gène la déconcentration et le gouvernement. Il  pense que le Bénin ira beaucoup plus de l’avant lorsqu’on aura résolu le problème du transfert des compétences. C’est pourquoi il propose à  la représentation nationale de prendre une résolution pour fixer un délai de transfert au gouvernement.  A Chabi Sika de conclure que nous sommes très loin des réalités de la décentralisation parce que l’on refuse de  transférer les compétences. C’est pourquoi dit-il, Tout  est en déphasage et il ajoute qu’il urge que l’on corrige pour le mieux être  des  populations.  Comme tout le monde, le deuxième questeur Madame Assogba Abrouawa relève que le projet de loi dont il est question n‘a  rien de pertinent. Sa rédaction est mue par la volonté de certaines personnes de tirer le drap de leur côté. A partir de cet instant, ce  serait irresponsable de la part des députés de voter cette loi…. »

Par ailleurs, le recul observé dans l’examen du projet de loi sur le droit de grève est illustrateur du sort qui lui est réservé s’il était voté. Que restera-t-il alors de la refondation si les réformes institutionnelles échouent ?

 

La fronde des enseignants, une autre guerre

La guerre d’interprétation des 25% de revalorisation salariale qui conduit depuis bientôt quatre (04) semaines au débrayage dans le système éducatif béninois ébranle la refondation dans son fondement. Si les difficultés de trésorerie évoqués par certains depuis décembre 2011 sont mises à côté de la revendication des enseignants qui réclament justice pour les salaires de janvier, février et le reste à venir, il va sans dire que les négociations souhaitées de par et d’autres se présentent sous de mauvaises augures. Invité sur le plateau de Golfe télévision dans la nuit du lundi 20 février dernier, monsieur Amoussou, un syndicaliste responsable du Front, laisse déjà entendre que le gouvernement ne saurait dire manquer de sous à l’heure actuelle. Dans le même temps des informations filtrées du débat "Pour ou contre" de la même chaîne de télévision le jeudi 16 février dernier, laissent croire que d’autres syndicats de l’administration publique viendront réclamer dans peu de temps, des primes d’incitation liées à leur fonction. C’est dire que la fronde sociale reste aussi une gangrène qui fait trembler les béquilles de la refondation.

Si l’on veut croire comme le député Nicaise Fagnon que la refondation n’est pas synonyme d’échec du changement, il est évident que les béquilles de cette dernière tremblent sérieusement. Heureusement qu’il reste au moins quatre (04) pour corriger et le tir.

Francis Z. OKOYA

Par OKOYA Francis Z. - Publié dans : ACTUALITES - Communauté : POUR UN BENIN MEILLEUR
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Profil

  • OKOYA Francis Z.
  • Le blog de Francis Z. OKOYA
  • Homme
  • Bénin Porto-Novo
  • Informer OBSERVER Analyser Commenter
  • Socio-politologue; Journaliste parlementaire, chargé de cours

Recommander

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés