Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 20:34

Bénin/Dossier Coton : 3 jours de conclave gouvernemental pour en finir avec l’AIC

Le Conseil des Ministres  des mercredi 25, samedi 28 et dimanche 29 avril 2012

Le Conseil des Ministres s’est réuni en séance  extraordinaire les mercredi 25, samedi 28 et dimanche 29 avril 2012, sous la présidence effective du Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement pour examiner le Rapport de la Commission Internationale  diligentée par le Gouvernement aux fins d’évaluer le déroulement de la campagne cotonnière 2011-2012 au Bénin, de faire la lumière sur les dysfonctionnements enregistrés au cours de ladite campagne.

 

       Au terme de la campagne cotonnière 2011-2012, des informations persistantes et concordantes sont parvenues au Gouvernement, faisant état d’écarts significatifs entre les estimations fournies par les producteurs au chargement du coton et les résultats des pesées  au pont bascule à l’usine déclarés par l’Association Interprofessionnelle de Coton ( AIC).

 

       A ces informations se sont ajoutées d’autres aussi persistantes, dénonçant la mal gouvernance par la Centrale de Sécurisation de Paiements et de Recouvrement (CSPR), une branche de l’AIC, des subventions des intrants octroyées par l’Etat au titre de la même campagne.

 

       Face à cette situation de crise de confiance des acteurs du coton à l’égard de l’AIC, le Conseil des Ministres, au cours de sa séance extraordinaire du mardi 10 avril 2012, avait décidé de la mise sur pied d’une commission internationale indépendante composée d’experts venus des institutions de la sous-région  à savoir la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la
Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et le Comité  Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS), la Commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA),  et d’autres institutions comme la Géo-coton initialement DAGRI. La  mission de ces experts bien avisés des questions de coton est de clarifier les incohérences dénoncées et formuler des recommandations sur la gestion future du secteur cotonnier.

 

       Au terme de son séjour au Bénin, qui  a duré du 16 au 27 avril 2012, la Commission a déposé son rapport qui fait état entre autres des constats ci-après :

 

1-            les Centres Régionaux pour la Promotion Agricole (CeRPA) ont fait une évaluation de production entre  deux cent soixante cinq mille cent quatre vingt sept (265 187) et trois cent mille (300 000) tonnes pour la campagne 2011-2012 pour une superficie emblavée de 208 057 ha à raison de 1275 kg/ha tandis que l’AIC    déclare avoir réalisé un rendement de 836 kg/ha pour une production totale de 174 000 tonnes au titre de ladite campagne ;

 

2-             le déroulement de la campagne 2011-2012 a été caractérisé par :

 

·                  la mauvaise qualité des semences à savoir un faible pouvoir germinatif de l’ordre de 40 % ;

 

·                  les problèmes des produits insecticides (produits frelatés, quantité insuffisante et mise en place tardive) ;

 

·                  la mise en place tardive et la dilution des engrais sur les céréales ;

 

3-            l’évaluation de la production a été caractérisée par un manque de transparence qui s’illustre par :

 

-       le renvoi par l’AIC des producteurs au niveau des marchés et du pont bascule des usines ;

 

-       le renvoi par l’AIC  des agents de contrôle de qualité et de conditionnement tant au niveau des marchés qu’au niveau des usines d’égrenage.

 

       Cette exclusion des témoins officiels (agents de conditionnement et représentants de producteurs) jette des discrédits et de sérieux doutes sur les chiffres déclarés par l’AIC.

 

4-            la gestion des subventions fait ressortir un manque de cohérence entre les montants des subventions et les surfaces de coton emblavées.

 

       En effet, selon la Commission internationale, au cours de la campagne 2011-2012, deux cent huit mille cinquante sept (208 057) ha de coton ont été fertilisés à raison de deux cents (200) kg/ha (dose recommandée au Bénin), soit une consommation de quarante et un mille six cent onze virgule quatre (41 611,4) tonnes. Or, selon la lettre n° 1059/11/AIC/SP du 20 octobre 2011 de l’AIC adressée au Ministre de l’Economie et des Finances, il est indiqué pour la même campagne un besoin de soixante trois mille quatre cent soixante seize (63 476) tonnes d’engrais. Ce qui correspond à une superficie de trois cent dix sept mille trois cent quatre vingts (317 380) ha d’emblavés.

 

       La même lettre précise que ce besoin est destiné exclusivement aux producteurs de coton. Il se dégage donc un écart de vingt et un mille huit cent soixante cinq (21 865) tonnes correspondant à un différentiel de trois milliards huit cent quatre vingt et un millions six cent vingt deux mille quatre cent cinquante huit (3 881 622 458) francs CFA qui reste à justifier par l’AIC.

 

5-            l’organisation de la filière coton est marquée par des conflits entre les entités publiques et les partenaires privés.

 

       Sur le  terrain, les incompréhensions entre les acteurs publics et les privés se traduisent par des tensions répétées entre les agents d’encadrement relevant des Centres Communaux de Production Agricoles (CeCPA) et ceux du privé appelés Agents d’Appui en Gestion Coopérative (AAGC) recrutés par l’AIC. Les tensions se cristallisent autour des questions de rémunérations et des statuts différents, d’une part, d’un flou dans les attributions des différents agents d’encadrement ainsi que de leurs rôles, d’autre part, et enfin, du bicéphalisme au niveau de la hiérarchie.

 

       En conséquence selon le rapport de la Commission internationale, un climat délétère règne dans les relations de travail et  nuit gravement à la synergie nécessaire qui devrait caractériser leur collaboration.

 

6-            le constat  de la mainmise de l’AIC sur la filière coton et l’absence totale de l’Etat ont créé une situation de monopole nuisible à l’émergence de cette filière.

 

       Sur la base de ces constats, la Commission Internationale a formulé des recommandations ci-après à mettre en œuvre dans l’immédiat et à court terme.

 

a)           Dans l’immédiat :

Il s’agit pour l’Etat de :

 

- prendre des dispositions urgentes en       vue de l’approvisionnement en    intrants ;

 

- prendre des décisions sur les       éventuelles subventions des intrants   et    leur montant ;

 

-  prendre des décisions sur le prix de cession des intrants aux producteurs ;

 

-  annoncer le prix d’achat du coton-graine et les prix de cession des intrants aux producteurs ;

 

- apaiser le climat d’inquiétude des       producteurs de coton et établir un climat de confiance entre les acteurs de la filière.

 

b)          A court terme

       Le Gouvernement doit :

 

1-            commanditer dans les meilleurs délais un audit externe sur la gestion des subventions sur une période d’au moins 5 ans ;

 

2-            procéder à la relecture de l’Accord cadre avec l’AIC dans le sens d’une plus grande responsabilisation de l’Etat dans le suivi de la filière coton et veiller à sa mise en œuvre ;

 

3-            prendre les dispositions pour assurer la transparence dans les opérations de commercialisation : pesée, classement ;

 

4-            procéder à une organisation du monde rural en vue de mettre en place une représentation des producteurs ;

 

5-            renforcer les capacités des producteurs en gestion coopérative et en vie  associative ;

 

6-            concevoir une programmation d’approvisionnement en intrants à temps pour les prochaines campagnes ;

 

7-            revoir les cahiers de charge des passations de marché des intrants dans le sens d’une plus grande ouverture aux soumissionnaires ;

 

8-            solutionner le problème induit par la dualité de l’encadrement sur le terrain ;

 

9-            procéder au zonage de la production de coton sur la base d’une étude approfondie ;

 

10-    rechercher des alternatives à l’insecticide Tihan ;

 

11-    mettre en place un crédit engrais vivriers.

 

       En se fondant sur ces recommandations de la Commission internationale, le Conseil des ministres a examiné une communication  du Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche relative au compte rendu de la séance de travail du comité interministériel sur les mesures urgentes à prendre au titre de la campagne cotonnière 2012-2013.

 

       En approuvant cette communication, le Conseil des ministres a décidé des mesures ci-après :

 

1-            l’abrogation du décret n°99-537  du 17 novembre 1999 portant transfert au secteur privé de la responsabilité de l’organisation des consultations pour l’approvisionnement en intrants  agricoles ainsi que des décrets subséquents à savoir  :

 

-       le décret 2006-234 du 18 mai 2006 portant définition du cadre institutionnel de représentation des producteurs de coton au sein de l’interprofession de la filière coton ;

 

-       le décret 2009-091 du 23 mars 2009 portant approbation de l’Accord-cadre entre l’Etat et l’Association Interprofessionnelle du Coton ;

 

-       le décret 2010-215 du 04 juin 2010 modifiant et complétant  le décret  portant définition du cadre institutionnel de représentation des producteurs de coton au sein de l’Association Interprofessionnelle de la filière coton.

 

2-               la suspension de l’Accord-cadre      entre l’Etat et l’AIC ;

 

3-            la mise en place  de l’Autorité nationale de suivi et de contrôle  de la filière coton avec des  démembrements dans les Départements et dans les Communes. Le bras opérationnel de cette Autorité est constitué de       la SONAPRA rénovée dans son cadre institutionnel, des CeRPA et des  CeCPA.

 

4- la mise en place d’un comité interministériel présidé par le Ministre d’Etat des Affaires Présidentielles et comprenant le Ministre du Développement, de l’Analyse Economique et de la        Prospective, le Ministre de l’Economie et des Finances, le Ministre de l’Agriculture, de      l’Elevage et de la Pêche et le Ministre de l’Industrie, du Commerce, des Petites et Moyennes Entreprises.

 

       Ce comité   interministériel est chargé  de réfléchir sur le cadre intégré du secteur cotonnier béninois au cours de cette période exceptionnelle.

 

       Un autre comité paritaire Gouvernement-secteur privé présidé par le Premier Ministre Chargé de la Coordination de l’Action Gouvernementale, de l’Evaluation des Politiques Publiques, du Programme de Dénationalisation et du Dialogue Social chargé  de réfléchir sur le nouveau partenariat à développer et qui prendra en compte l’intérêt général et l’intérêt du secteur privé avec pour objectif une gestion véritablement transparente  en vue de la relance effective de la filière coton.

 

       Le Conseil  des ministres tient  à rassurer les producteurs de coton sur la détermination  et sa volonté ferme du Gouvernement de reprendre en main ce secteur sensible de l’économie nationale. C’est dans  ce sens que le Gouvernement s’est engagé à garantir la mise à disposition à bonne date des intrants coton (engrais, pesticides, insecticides de toutes sortes, herbicides) en relation avec le secteur privé en vue du démarrage effectif de la prochaine campagne qui est imminente.

 

       De même, le Conseil des ministres confirme aussi la ferme volonté du Gouvernement de poursuivre sa politique de subvention dorénavant orientée directement vers les producteurs.

 

       Enfin le Conseil des ministres rassure tous les acteurs de la filière coton que le Gouvernement maintiendra un dialogue fécond avec les partenaires privés en vue de restaurer progressivement la confiance perdue.

 

       Dans les prochains jours, les membres du Gouvernement se rendront dans toutes les localités de notre pays pour une sensibilisation en vue d’une mobilisation générale de nos populations autour du coton qui est un des poumons fondamentaux de l’économie nationale, et rassurer les producteurs sur  les mesures ainsi prises par le Conseil des ministres.

 

 

                     Fait à Cotonou, le 29 avril 2012

 

Le Secrétaire Général du Gouvernement,

 Eugène DOSSOUMOU.-

Par OKOYA Francis Z. - Publié dans : ACTUALITES - Communauté : POUR UN BENIN MEILLEUR
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Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 03:18

Pour des raisons techniques nous a-t-on appris, le chantier de la révision a fermé ses portes pour l’instant. Avec un peu de recul, la demande de retrait du projet de loi portant révision de la Constitution des tiroirs du Palais des gouverneurs, appelle de ma part, quelques observations et questionnements.

D’entrée il ne sera pas superflu de rappeler que Boni Yayi n’a violé aucun texte en demandant à l’Assemblée de ranger ce dossier pour le moment. Une lecture croisée du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale et de la Constitution encore en vigueur montre qu’aucune disposition n’interdit à Boni Yayi de procéder comme il l’a fait.

Ensuite ce retrait s’est imposé parce que le mur de la sérénité, de la crédibilité s’est lézardé et le gilet pare-balle du "laissez les parler" ne résistaient plus aux assauts répétés et chaque fois renforcés des anti-révisionnistes. Le " Je ne suis candidat à rien" mis à côté du K.O arraché le 13 mars 2011 ont vite fait de discréditer les professions de foi de Yayi  devant Obama, Sakozy et Benoît XVI. Quelle image présente un Président de l’Union africaine devant ses pairs à qu’il est censé donner le bon exemple alors que sa majorité risque de voler en éclats parce que des élus de sa liste ne lui font pas confiance sur la finalité de son projet révisionniste ? C’est l’histoire de ce monsieur qui va réclamer un mois d’arriérés de loyers à ses locataires et qui est pris au portail de sa maison louée par un autre monsieur à qui il doit des mois de loyers alors qu’il était lui-même locataire il y a quelques années.

Par ailleurs et plus sérieusement, face à la vague de soupçons de trahison d’amitié, de remise en cause des relations d’affaires et des nombreux non dits qu’a soulevé l’interpellation de Patrice Talon, il fallait donner un signal très fort de sérieux, d’engagement et de respect de la parole donnée. C’est ce qu’a fait Boni Yayi en profitant de la très attendue cérémonie de remise de rapport de la commission Gnonlonfoun pour annoncer la demande de retrait du projet qui fait bouillonner le Parlement et la société civile. La preuve cet acte a disputé largement la place aux autres dossiers brûlants ( Coton, UN-PRD) à la Une des journaux ce lundi matin. Effet média réussi !

Et puis il est dit dans les Saintes Ecritures que le bon berger accepte abandonner tout le troupeau pour aller à la recherche de la seule brebis égarée. Boni Yayi dont la foi religieuse a été proclamée et renouvelé à chaque occasion solennelle l’a compris. Il a choisi sacrifier une partie du crédit politique de Mathurin Nago, Président de l’Assemblée nationale, frustrer ses autres lieutenants ( karim Chabi Sika & cie) pour espérer voir Candide Azannaï, Nicaise Fagnon et les autres rebelles revenir dans la maison FCBE. Ce calcul s’est imposé parce qu’il fallait éviter à tout prix un bis répétita du phénomène politique G13 qui a conduit à la perte de la majorité parlementaire sous la 5ème Législature au règne du changement.

Enfin cerise sur le gâteau, Boni Yayi n’a pas abandonné le chantier de la révision de la Constitution. Il l’a juste suspendu pour des raisons techniques dont la principale reste le consensus. Mais alors qui détient et surveille le "consensusomètre" ? Des membres de la Commission Gnonlonfoun, le Garde des Sceaux et des députés Fcbe sont passés plusieurs fois, individuellement ou en groupe sur les plateaux des télévisions ; les retraites et tournées parlementaires ont évoqué le sujet et  au finish il a été dit que le débat sur la révision a été faite et que donc la Constitution pouvait être votée au Parlement. Mais la vigilance et la ténacité du Front citoyen contre la révision ont fait capoter le dossier. Boni Yayi vient d’en tirer les conséquences qui s’imposent. Et question au franc symbolique : Si par un miracle politico-judiciaire et accessoirement financier, le dossier de révision de la Constitution revenait à l’Assemblée nationale sous forme de proposition de loi donc une initiative parlementaire, auront nous droit à ce " ce n’est pas moi, je ne suis pas au courant, c’est les représentants du peuple qui ont décidé » ?

Francis Z. OKOYA

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Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 02:43

Chaque année, 13,7 litres d’alcool pur sont consommés par habitant en France ; au Québec, on avoisine les 8,2 litres. Selon l’OMS,  cette consommation entraînerait tous les ans la mort de 2,5 millions de personnes dans le monde. Des études montrent cependant régulièrement les bienfaits de l’alcool… Alors, l’alcool, bon ou mauvais pour la santé ?

Le vin, bon pour le coeur ?

VRAI - De nombreuses études ont mis en avant cet effet protecteur de l’alcool : le risque d’affection cardiaque diminuerait de 20 à 30% en buvant en moyenne deux verres d’alcool par jour1.

Il permettrait de prévenir les infarctus dus à la formation de caillots dans les artères. L’éthanol, contenu dans le vin, augmente la concentration du « bon cholestérol » dans le sang (cholestérol HDL) et dissout le « mauvais cholestérol » (cholestérol LDL) se fixant sur les parois des artères2. En outre, l’alcool fluidifie le sang en réduisant l’agrégation de plaquettes, à l’origine de la formation de caillots3.

La réduction du risque n’est pertinente que pour les adultes d’âge moyen voire avancé, qui sont à risque de cardiopathies. De plus, au-delà de deux verres par jour, le risque augmente et dépasse rapidement celui d’un abstinent.

 

La bière protègerait-elle de l’ostéoporose ?

VRAI - Une consommation modérée de bière réduirait les facteurs de risque d’ostéoporose. Cette maladie est caractérisée par une fragilité excessive du squelette, due à une élimination de la masse osseuse. Elle est fréquente chez la femme après la ménopause car la masse osseuse diminue avec la carence en hormones féminines (œstrogènes).

Ce bienfait serait attribuable à la présence de silicium1, qui favoriserait la reformation de l’os. Un demi-litre de bière renferme jusqu’à 8 mg de silicium, soit un tiers de l’apport journalier recommandé. L’avantage de cet apport est double, car la bière est plus facilement assimilée par le corps que les aliments riches en silicium, comme la banane par exemple.

Par ailleurs, des études2 ont montré quel’humulone, un composé issu du houblon, et l’éthanol, jouaient un rôle dans la lutte contre la réduction de la densité osseuse. La consommation moyenne qui donne des effets positifs, serait comprise entre 28 et 57g d’alcool par semaine (entre 3 et 6 verres).

 

La bière favoriserait-elle la lactation ?

FAUX - Contrairement aux idées reçues, la bière, et l’alcool en général, ne favorisent pas la lactation.

 L’absorption d’alcool entraîne certes une augmentation du taux de prolactine (l’hormone responsable de la fabrication du lait), mais elle diminue considérablement le taux d'ocytocine (l’hormone qui déclenche le réflexe d’éjection, et donc la sortie du lait hors du sein).  Les mères auront la sensation d’avoir les seins « plus pleins », mais auront du mal à faire sortir le lait, qui, par ailleurs, sera de moins bonne qualité1.

Il est cependant reconnu que le malt d’orge peut favoriser la lactation. Il contient des molécules qu’on appelle des β-glucanes qui agissent en stimulant l’hypophyse et en augmentant la sécrétion de prolactine, une hormone qui stimule la synthèse du lait.

Dans tous les cas, une consommation régulière d’alcool est néfaste pour le bébé. Mieux vaut préparer une infusion d’orge ou utiliser des produits qui en contiennent (« Ovaltine »).

 

La bière fait-elle grossir ?

VRAI - Une bière (25cl) comporte autant de calories qu’une boisson gazeuse sucrée comme le coca : environ 110 calories. Une consommation modérée n’est cependant pas forcément synonyme d’une prise de poids importante, tout dépend de l’alimentation générale de l'individu1. C’est davantage la consommation de produits gras accompagnant souvent la bière, qui entraînera le phénomène bien connu de « la panse à bière ».


La bière n’est donc qu’indirectement responsable de l’obésité, lorsqu’elle est consommée de façon modérée. Néanmoins, en cas de consommation excessive (plus de deux verres par jour pour un homme, et plus d’un pour une femme), le risque de développer  des troubles comme le diabète et l’obésité augmente exponentiellement2.

 

Le vin préviendrait-il le diabète de type II ?

VRAI - Le diabète de type II est la forme la plus répandue du diabète. Contrairement au diabète de type I, il se déclare à l’âge adulte et affecte de plus en plus de monde. Environ 2 millions de canadiens et 2,5 millions de français en seraient atteints.

Il provient d’une anomalie du système endocrinien : l’insuline, une hormone produite dans le pancréas, n’est pas présente en quantité suffisante dans le sang. Ceci empêche la transformation des sucres en énergie.

Des études1 montrent que les buveurs modérés courent moins de risques de développer un diabète de type II, qu’un abstinent complet. Même si les études sont nombreuses à révéler ce bienfait du vin, le mécanisme exact n’a pu être identifié.

 

L'alcool aide-t-il à dormir ?

FAUX - L’alcool bénéficie à tort d’une bonne réputation vis-à-vis du sommeil. Il y a peu de temps, on massait encore avec du rhum les enfants au sommeil récalcitrant !

La recherche scientifique conforte l’expérience personnelle, à savoir que l’alcool favorise l’endormissement. Mais l’alcool et le sommeil ne font pas bon ménage pour autant. Ses effets négatifs surviennent plus tard et agissent sur la qualité et la durée du sommeil.

Le sommeil est un processus complexe. Il se caractérise par une alternance de sommeil profond, dit paradoxal, durant lequel le sujet rêve, et de sommeil lent1. La succession de ces deux phases de sommeil est une condition essentielle à l’équilibre de l'individu. L’alcool perturbe grandement cette séquence en réduisant notamment le sommeil profond. C'est d'ailleurs pourquoi, le sujet alcoolique est fréquemment en manque chronique de sommeil.

 

L’alcool, un stimulant sexuel ?

VRAI et FAUX - A petite dose, l’alcool a indéniablement un effet libérateur sur les inhibitions. Il lève les barrières psychologiques qui, à la fois nous gênent et nous protègent. Le sujet peut alors être amené à commettre des actes qu'il ne ferait pas à jeun en raison de son éducation ou de ses propres tabous. L’acte sexuel en est un exemple1.

A petites doses, l’alcool donne à la femme limpression d’être physiquement plus excitée sexuellement, alors qu’en réalité, c’est le contraire qui se produit : la lubrification vaginale diminue avec la consommation.

Au-delà de trois verres, les effets sont catastrophiques : problèmes d’érection, fatigue, diminution du désir, relâchement musculaire, ...  Boire pour tenter de surmonter une difficulté sexuelle est donc une très mauvaise idée, d’autant plus qu’elle peut mener à l’alcoolisme2.

L’alcool est-il hautement cancérigène ?

VRAI - L’alcool est cancérigène: il augmente le risque de cancers de la bouche, de l’œsophage, du larynx, du foie, du sein chez la femme, de l’estomac, du rectum et du colon. Il concerne plus d’un décès par cancer sur neuf. Plus la consommation est importante, plus le risque est grand. Cela veut dire que le risque augmente dès le premier verre1.

Ainsi, on observe une augmentation de risque de cancer du sein de 12 % pour 10 g d’éthanol consommé par jour (correspondant à environ un verre) dans une étude portant sur plus d’un million de femmes2.

Différents mécanismes peuvent expliquer cet effet nocif. Le rôle cancérogène du métabolite principal de l’alcool, l’acétaldéhyde, et ses dérivés, est clairement établi dans la majorité des cancers. Tout comme le déficit nutritionnel favorable à la cancérogénèse, induit par la consommation d’alcool.

A noter que TOUTES les boissons alcoolisées augmentent le risque de cancers, et qu’il vaut donc mieux en limiter sa consommation.

Zero alcool pendant la grossesse ?

VRAI - Une consommation, même ponctuelle ou modérée, d’alcool pendant la grossesse peut entraîner des risques importants pour l’enfant à naître1. L’alcool agit sur l’embryon et le foetus, notamment sur son système nerveux et son cerveau. L’alcool passe du sang maternel vers le sang du foetus, au travers du placenta.

Lorsqu’une femme enceinte boit un verre, il y a donc rapidement autant d’alcool dans le sang de son bébé que dans le sien, voire même davantage compte tenu du poids du fœtus et du fait que son foie n'est pas assez fonctionnel pour l’éliminer correctement.

Les effets de l’alcool sur le système nerveux central du fœtus peuvent être très néfastes. L’alcool est un toxique extrêmement puissant au niveau du cortex cérébral. Quelque soit le moment de l’alcoolisation et la quantité, le risque d’atteinte des fonctions cérébrales reste très élevé.
De plus, une consommation d’alcool importante pendant les trois premiers mois peut produire des malformations irréversibles chez le bébé.

Source : Passeport.net

Par OKOYA Francis Z. - Publié dans : SOCIETE - Communauté : POUR UN BENIN MEILLEUR
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Lundi 30 avril 2012 1 30 /04 /Avr /2012 02:19

Nous  ne pensions pas si bien dire quand nous écrivions, il y a quelques jours,  sur cette même page,  que le président Boni Yayi est un artiste politique confirmé. Les dernières actualités viennent appuyer à souhait cette analyse.

Les dernières décisions prises au plus haut sommet de l’Etat, démontrent à suffisance que Boni Yayi maîtrise à la perfection l’art de la distraction politique. Tenez ! Alors que le gouvernement et son Chef faisaient l’objet d’attaques frontales de la part des diverses personnalités socio-économiques et politiques y compris dans les rangs de la mouvance présidentielle face aux intentions de réviser le contrat du PVI liant l’Etat à Bénin Control, l’Exécutif crée de toutes pièces une fronde avec les enseignants à propos des primes de revalorisation de l’indice salarial. Pendant deux lunes tout entières, tout le pays s’est consacré à cette crise, tout le pays sauf le Chef de l’Etat qui préparait en douce, les modalités de remise en cause du contrat. Et dès qu’il  l’a fait et pour couper court à toutes réaction des pro-PVI, la révision de la Constitution apparaît dans un ordre du jour des travaux de l’Assemblée nationale. C’est le branle- bas au sein de la classe politique et de la Société civile. Conférence de presse, déclarations publiques, animation des débats sur les plateaux de télévision et dans les studios des radios se succèdent. Alors qu’une fronde parlementaire voit le jour au sein des députés Fcbe sur la question de la révision, le  Chef de l’Etat fait un remaniement technique, saute le ministre des finances et le Directeur général du Trésor aux motifs qu’ils ont payé les professionnels du coton sans l’avis du Gouvernement. Les observateurs n’avaient pas fini d’analyser ces derniers actes, quand Boni Yayi s’est demandé si le coton produit correspond aux subventions reçues de la part de l’Etat. Nouveau champ de théâtre : commission internationale, tiraillement Aic-commission Uemoa et ministère de l’agriculture. A l’atterrissage, Patrice Talon maître des importateurs des intrants pour le coton est gardé à vue 48 heures. Une frange de la population se soulève. La police disperse au gaz lacrymogène. Au soir de la libération de Talon accueilli en triomphe comme un vainqueur, Boni Yayi tue cette actualité dans l’œuf en déclarant à la télévision, avoir demandé le retrait du projet de loi sur la révision de la Constitution. Et alors que les commentaires vont train sur le sujet, le Chef de l’Etat dissout l’Association Interprofessionnelle du Coton, formate le ministère de l’agriculture et annonce la reprise en main du secteur cotonnier par le Gouvernement. Et je parie qu’avant que les responsables et membres de l’Aic ne finissent leurs réflexions sur la conduite à tenir et la réaction à opposer au pouvoir, Boni Yayi aura créé un autre centre d’intérêt dans l’opinion publique.

Chapeau bas l’artiste !

Francis Z. OKOYA

 

Par OKOYA Francis Z. - Publié dans : EDITORIAUX, CHRONIQUES & OPINIONS - Communauté : POUR UN BENIN MEILLEUR
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Lundi 30 avril 2012 1 30 /04 /Avr /2012 02:14

(Voici le nouveau bureau provisoire de l’U.N et pourquoi la délégation PRD a claqué la porte avant la fin des travaux)

Samedi dernier, les partis  membres de l’Union fait la Nation exception faite évidemment de la Rb partie quelques semaines après les législatives de 2011, se sont retrouvés à la salle rouge du Palais des congrès de Cotonou pour leur convention. L’objectif de la rencontre était de procéder à la fusion des partis membres composant l’Union. Au terme de la rencontre qui a connu la participation de Force-Clé, du Madep, du Psd, du Mds,  ces partis ont décidé, de repousser le projet de la fusion un seul parti à plus tard, lors d’un congrès qui se tiendra dans deux ans. Ils rejoignent ainsi la position et la proposition du parti de Me Houngbédji dont les lieutenants ont dû quitter la convention avant terme au regard de ce qu’ils ont appelé un piège à cons.

 

Odeur soufre  dès la veille

Tout a commencé au soir du vendredi 27 avril 2012où les diverses commissions mises en place ont continué les réflexions sur les textes à soumettre aux délégués de la Convention nationale le lendemain samedi 28 avril 2012. Les achoppements ont commencé au sein de la commission en charge des Statuts dirigée par Lazare Sèhouéto. Des informations reçues et confirmées  par plusieurs autres sources, à l’article 1er du projet de Statuts, il a été mis " Qu’il est créé en République du Bénin, un parti politique dénommé Union fait la Nation…". Il ne peut être ainsi selon les délégués Prd car de leur point de vue, cette mention consacre au niveau du Ministère de l’Intérieur la création parti politique ce qui serait synonyme de fusion des partis membres de l’Un. Fidèle à la position exprimée depuis quelques temps et récemment encore à travers une charte adressée aux autres alliés, les membres du Prd ont longuement mené la discussion. Face à l’impasse, il nous est revenu que Bruno Amoussou a demandé à chaque parti de se retirer et de mûrir une fois encore la question.

 

Les questions de Amousou aux membres de l’U.N

Après ces concertations internes, le président Amoussou a posé trois (03) questions aux autres membres de l’Union. 1- sont-ils d’accord pour que l’U.N continue d’exister ? 2- Sont-il d’accord pour le transformer à terme en parti politique ? 3- Si oui dans quel délai ? Les réponses aux deux (02) premières questions ont été affirmatives de la part de tous les partis présents. Sur la dernière question, seuls Sacca Fikara président du Mds et un autre parti ont souhaité la fusion pour respectivement trois (03) mois et un (01) an. Tous les autres, à savoir le Prd, le Madep et le Psd ont tous souhaité la création du parti U.N dans deux ans. C’est dire donc que les travaux préparatoires ont fini par donner raison au Prd. Seulement voilà  jusqu’au lendemain, le contenu de l’article 1er  des statuts posait toujours problème de par son contenu. Il a fallu qu’un des délégués reviennent d’Adjarra avec les statuts de l’U.N adopté il y a deux ans et dans lesquels il est bien mentionné création d’alliance de partis pour calmer les ardeurs. Mais paradoxalement, le texte soumis à la convention n’a pas pour autant changer. C’est flairant le coup fourré que les membres de la délégation du Prd ont décidé de quitter la salle. Leur départ a dû faire réfléchir les autres délégués puisqu’au finish, l’option de la fusion immédiate a été abandonnée et un bureau Exécutif national transitoire a été mis en place.

Francis Z. OKOYA

 

BUREAU POLITIQUE TRANSITOIRE:
Président d’honneur : El Hadj Séfou Ladékpo Fagbohoun
1. Président : Bruno Amoussou
2. Kolawolé Idji
3. Lazare Séhouéto
4. Emmanuel Golou
5. Sacca Fikara
6. Jean-Claude Codjia
7. Eric Houndété
8. Jude Lodjou
9. Auguste Vidégla
10. Théophile Montcho
11. Louis Vlavonou
12. Bintou Taro Adam
13. Yaya Pognon
14. Basile Fassinou
15. Auguste Gbaguidi
16. Jocelyn Dégbey
17. Carole Agbogla
18. Idelphonse Tognibo
19. Zacharie Todan
20. Jean Baptiste Hounguè
21. Paul Dehoumon
22. Fernand Gbaguidi
23. Sophie Houngbadji

 

COMPOSITION DU BUREAU EXECUTIF NATIONAL TRANSITOIRE

1- Coordonnateur général : Lazare SEHOUETO
2- Premier Coordonnateur adjoint : Théophile MONTCHO
3- Deuxième Coordonnateur adjoint : Louis VLAVONOU
4- Troisième Coordonnateur adjoint : Bintou TARO ADAM
5- Secrétaire général : Yaya POGNON
6- Premier Secrétaire général adjoint : Basile FASSINOU
7- Deuxième Secrétaire général adjoint : Augustin GBAGUIDI
8- Trésorier général : Jocelyn DEGBEY
9- Premier Trésorier général adjoint : Carole AGBOGLA
10- Deuxième Trésorier général adjoint : Idelphonse TOGNIBO
11- Secrétaire national à la formation : Zacharie TODAN
12- Secrétaire national à la communication : Jean Baptiste HOUNGUE
13- Secrétaire national aux relations avec les partis et mouvements : Paul DEHOUMON
14- Premier Responsables élu de l’organisation des jeunes : Fernand GBAGUIDI
15- Première responsable élue de l’organisation des femmes : Sophie HOUNGBADJI

Fait à Cotonou, le 28 avril 2012
La Convention Nationale.

 

DECLARATION DU PRD SUITE A LA CONVENTION DE L’UN

- Le Prd est membre de l’alliance « Union fait la nation » à la création de laquelle il a œuvré : il réaffirme en tant que de besoin cette appartenance.

- le Prd considère qu’à l’étape actuelle caractérisée par l’échec, la démobilisation, les défections, l’absence de perspectives, et la rareté des ressources, une fusion des partis qui composent l’Un est inopportune ; une telle fusion consacrerait à terme, la disparition des partis composantes et de l’Un elle- même.

- le Prd considère qu’une éventuelle fusion doit être précédée par la réorganisation de chaque parti, la redynamisation de ses structures, l’occupation conséquente du terrain, et l’évaluation par chacun de ses forces et faiblesses ; les échéances municipales prochaines offrent à chaque parti membre, l’occasion de s’atteler aux tâches décrites ci- dessus ;

- le Prd considère qu’après les élections municipales de l’année 2013, les responsables de l’Un devront évaluer les progrès réalisés, et aviseront s’il y a lieu ou non de la transformer en un parti politique.

- le Prd considère qu’en attendant cette période, l’Un doit être régie par des règles de fonctionnement et des mécanismes de décisions souples, légers et surtout inclusifs, respectant l’autonomie de chaque formation, et donc basés sur le consensus.

- le Prd est favorable à des listes communes (Un) partout où elles sont souhaitées et possibles, à l’occasion des prochaines élections communales ; à défaut d’accord sur la constitution des listes communes, dans une circonscription, chaque parti confectionnera sa propre liste et utilisera son propre logo, à l’exclusion du logo (Un) qui est la propriété de l’alliance (Un).

- enfin le Prd ne trouve aucun inconvénient à ce que les partis politiques membres de l’Union fait la nation qui s’estiment déjà prêts à une fusion, y procèdent entre eux, tout en restant membres de l’alliance, sous telle dénomination et logo qu’il leur plaira à l’exclusion de ceux de l’Un propriété de l’alliance.

 

                               Fait à Porto- Novo, le 28 avril 2012

 

                                            Le porte- parole du Prd

 

                                                                                                                                             Charlemagne Honfo

 

Par OKOYA Francis Z. - Publié dans : POLITIQUE - Communauté : POUR UN BENIN MEILLEUR
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