Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 00:27

Blocage des travaux du Parlement pour absence des Secrétaires Parlementaires :

L’Assemblée viole la Décision EP 11-014 du 22 février 2011

Les après midi des jeudis sont réservés dans la pratique parlementaire, pour les réponses du Gouvernement aux différentes interpellations ( questions orales avec ou sans débat, questions d’actualités) s’il y en a. Le jeudi 26 avril 2012, André Okunlola, le 2ème Secrétaire parlementaire seul présent à la plénière qui  a signalé une urgence et n’est plus revenu alors que les questions relatives aux indélicatesses dont ont été victimes les députés à Natitingou le 1er août 2011 et les difficultés des nouveaux retraités devraient être examinés par la suite. La séance finit en queue de poisson. Le jeudi 03 mai, il n’y a pas eu de plénière pour examiner les deux (02) questions évoquées plus haut. Des bruits de couloirs ont fait savoir que l’absence des deux secrétaires serait une des raisons de cette non tenue de plénière en fin de semaine dernière. Mais quoi qu’il en soit, la suspension ou la non tenue de plénière pour cause d’absence de Secrétaires parlementaire est violation de la Décision  EP 11-014 du 22 février 2011 de la Cour Constitutionnelle. En effet, l’article 2 de la Décision EP 11-014 du 22 février 2011 que : « Le président de l’Assemblée nationale désignera d’office et chaque fois que nécessaire, un député pour assurer les fonctions de Secrétaire Parlementaire ».

Le 23 février 2011, nous écrivions à propos de cette décision que "…La conséquence directe d’une pareille décision est que désormais pour les législatures à venir, cette mesure fera jurisprudence et désormais de sept (07) membres, le Bureau de l’Assemblée en compte, à partir de cette décision, 83 dans la mesure où chaque député peut à tout moment  siéger en tant que Secrétaire parlementaire….". C’est dire que l’excuse des absences des Secrétaires Parlementaires n’est plus de mise.

Francis Z. OKOYA

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Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 00:24

 

Les  différents ministres de l’Intérieur de la Sécurité qui ont occupé le fauteuil avant Benoît Dègla ont mené à leur façon la lutte contre les mauvaises pratiques qui minent les hommes en uniformes sous leur tutelle. L’actuel ministre Benoît Dègla ne déroge à la règle et a pris des mesures  notamment contre les postes de contrôle anarchique et les rançonnements tous azimuts des usagers de la route. Seul, il a oublié de se pencher sur le cas de l’aéroport Cardinal Bernadin Gantin où le rançonnement des voyageurs au départ de Cotonou se passe au vu et au su de tous. " C’est quelqu’un qui nous a envoyé à l’aéroport et nous devons rendre compte". Voilà l’argument servi par un agent de sûreté en poste à l’aéroport de Cotonou à qui la qui la question a été posé de savoir pourquoi prendre de l’argent aux voyageurs sans reçu.

En fait, il est connu de tous que pour quitter un pays, les agents en service aux différents postes frontaliers apposent dans les passeports de voyageurs, le cachet " départ" ou " sortie". Ce cachet à l’aéroport Cardinal Bernadin Gantin de Cotonou comme ailleurs, est en principe gratuit. Mais pour l’apposer, certains agents exigent la somme de cinq mille (5.000) francs Cfa, une somme perçue sans aucun reçu ou quittance. Les voyageurs récalcitrants sont sujets à toutes les tracasseries et emmerdements. Nos sources indiquent que parfois des voyageurs en partance de Cotonou et dont les passeports n’affichent pas le visa d’entrée béninois sont, selon les pays taquinés pour une somme de vingt cinq (25.000) mille francs Cfa au motif que ces voyageurs seraient rentrés illégalement au Bénin. Or il s’avère que pour bon nombre de ces voyageurs, le visa n’est pas obligatoire pour entrer au pays de la Refondation.

Les plaintes se multiplient et urgent que la hiérarchie policière en charge de l’aéroport Cardinal Bernadin Gantin de Cotonou nettoie la bergerie à moins que…

Jean-Marc Aurèle AGOSSOU

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Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 00:21

Accession du Parti Socialiste à la présidence française

Hollande réussit là où Royal a échoué

François Hollande au soir de 06 mai 2012 vient de relever le défi laissé par Ségolène Royal. Il a battu à l’aller (1er tour) comme au retour ( 2nd tour) le candidat de la Droite, Nicolas Sarkozy.

Il y a cinq (05) ans, l’engagement et la détermination de Ségolène Royal a fait naître un enthousiasme populaire et contagieux au sein des responsables et militants du Parti Socialiste. Mais à l’arrivée, Nicolas Sarkozy pour le compte de l’UMP, a raflé la mise. La nomination des hommes de Gauche, du Ps dans les différents gouvernements de Sarkozy, la guéguerre Royal Aubry n’ont point déstabilisé le Parti Socialiste. François Hollande apparu comme l’homme par défaut et dont la candidature faisait rire sous cap à l’Elysée, s’est métamorphosé.  La crise économique et financière que traverse l’Europe depuis bientôt trois (3 ) ans a contribué à la négation du bilan de Sarkozy. Mais la question se pose de savoir si le Parti Social qui par définition et par principe fait dans le social pourra trouver les solutions à la crise économique et financière de la France sans se détourner des attentes de ceux qui n’ont pas voté Sarkozy. Dans le camp des socialiste, l’on est tellement conscient de la situation qu’il est dit que Hollande discuterait avec Angela Merkel dès le soir de son élection : « Le socialiste François Hollande, s’il est élu président français dimanche, devrait avoir dans la soirée un échange avec la chancelière allemande Angela Merkel, a indiqué un de ses plus proches ami, Jean-Marc Ayrault, le maire de Nantes (ouest). »

Francis Z. OKOYA

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Jeudi 3 mai 2012 4 03 /05 /Mai /2012 23:17

LIRE LES CORRESPONDANCES DU SG DU GOUVERNEMENT A TALON

Le différend entre Gouvernement et le responsable de Bénin Control au sujet du  Programme de Vérification des Importations s’accentue de jour en jour et risque d’enfler davantage si Patrice Talon décidait d’ici là de se prononcer. En attendant, selon les explications du gouvernement, le contrat du PVI est suspendu non seulement pour ce que le pouvoir apprécie comme contre performance économique et financier de ce programme, mais aussi et plus grave, parce que Patrice Talon est accusé dans d’apparaître de " plus en plus comme un citoyen décidé à braver, humilier un gouvernement et à faire le choix suicidaire de la déstabilisation des institutions de la République.".  Le contenu des correspondances adressées par le Secrétaire Général du Gouvernement au Président du Conseil d’administration de Bénin Control et rappelé dans le conseil des Ministres du 02 mercredi est assez grave et n’augure véritablement pas de bons jours pour Patrice Talon. Appréciez !

Francis Z. OKOYA 

 

COMMUNIQUE DU CONSEIL EXTRAORDINAIRE DES  MINISTRES DU MERCREDI 2 MAI 2012

Le Conseil des Ministres s’est réuni en séance extraordinaire le mercredi 2 mai 2012, sous la présidence effective du Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement. 

Au cours de la séance, le Conseil a examiné une communication du Ministre Délégué auprès du Président de la République chargé de l’Economie Maritime des Transports Maritimes et des Infrastructures Portuaires, sur le processus engagé par le Gouvernement en vue de la révision du contrat de marché signé le 09 février 2011 entre le Gouvernement du Bénin et la Société Bénin Control SA, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de Vérification des Importations de nouvelle génération (PVI-ng). 

En effet, contrairement aux objectifs qui ont conduit à la mise en œuvre du programme notamment la compétitivité  du Port Autonome de Cotonou, le Programme de Vérification des Importations de nouvelle génération, tel que géré actuellement a été identifié au titre des obstacles qui n’ont pas accéléré cette compétitivité. 

Par ailleurs, ce Programme n’a pas favorisé l’amélioration attendue du Programme de Vérification des Importations de Nouvelle Génération (PVI-Ng)  sur des ressources de l’Etat notamment des ressources douanières. 

De même, les effets de la mise en œuvre du Programme de Vérification des Importations de Nouvelle Génération (PVI-Ng)  ont contribué à une escalade des prix dans les marchés, dégradant du coup le pouvoir d’achat de nos concitoyens. 

C’est sur cette base que le Conseil des Ministres, à l’issue de sa séance du 25 avril 2012 a décidé d’adresser au Président du Conseil d’Administration de  Bénin Control Sa la lettre n° 233/PR/SGG/SGAG3/C du 25 avril 2012 dont la teneur suit :

 

 

 

 

REPUBLIQUE DU BENIN 

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤ 

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE 

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤ 

SECRETAIRE GENERAL DU GOUVERNEMENT 

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤ 

233/PR/SGG/SGAG3/C  

 

Cotonou, le 25 avril 2012 

 

Le Secrétaire Général du Gouvernement 

/-)  

Monsieur le Président du Conseil d’Administration de Bénin Control SA 

COTONOU

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Objet : Mise en demeure. 

Monsieur le Président, 

Notre pays, la République du Bénin a fait le choix de la démocratie et de l’approfondissement de la culture démocratique comme moyens pour la marche vers la prospérité, le  développement et le partage.

Ce choix fondamental doit s’inscrire dans un cadre d’unité nationale, de stabilité, de paix et de sécurité.

Le Gouvernement a intégré à son système de gouvernance, l’obligation de résultat, de reddition des comptes en vue d’éradiquer le règne de l’impunité par des mécanismes de suivi et de contrôle pour sous-tendre les réformes engagées.

Le choix fondamental de l’approfondissement de la culture démocratique comme moyen de parvenir à un mieux être de la population, à la prospérité et au développement requiert une attention particulière de la part du Gouvernement qui s’attèle chaque jour à mener une lutte implacable contre la corruption sous toutes ses formes.

C’est dans ce cadre constitutionnel, légal et institutionnel que le partenariat Gouvernement / Bénin Control sur le Programme de Vérification des Importations de nouvelle génération (PVI-ng)  doit être géré pour se donner l’espoir :

-        de préserver la compétitivité de notre port, c’est-à-dire la nécessité de mettre fin à son isolement ;

-        d’assurer des ressources abondantes à notre Etat ;

-        de préserver le pouvoir d’achat de nos chers compatriotes exposés à une misère sans limite.

Comme vous le savez, ce contrat est un contrat purement administratif aux termes duquel l’Etat a décidé de vous confier la prestation de ce service public pour aboutir à ces objectifs.

Après bientôt un an de mise en œuvre,  les résultats obtenus sont mitigés, appuyés par les mutations qui ont affecté notre pays, notre sous-région, notre continent et notre planète.

Pour tenir compte de ces mutations, le Gouvernement a fait le point et décidé de la révision de ce contrat pour préserver les intérêts fondamentaux de notre port, de notre Etat, du peuple et de vous-même.

C’est à ce titre que le gouvernement vous a adressé à maintes reprises des lettres ci-après par l’entremise du Ministre  Délégué auprès du Président de la République, Chargé de l’Economie Maritime, des Transports Maritimes et des Infrastructures Portuaires :

-        Lettre N°0047.C/MDCEMTMIP-PR/DC/SGM/SP-C du 05 Mars 2012 relative au transfert de la gestion de la filière de véhicules d’occasion dans la sphère régalienne de l’Etat ;

-        Lettre N°0056.C/MDCEMTMIP-PR/DC/SGM/SP-C du 13 Mars 2012 relative à la gestion du partenariat ;

-        Lettre N°0057.C/MDCEMTMIP-PR/DC/SGM/SP-C du 13 Mars 2012 relative à la transmission au Gouvernement des documents relatifs à vos équipements (origine, qualité, prix, etc.) ;

-        Lettre N°0062/MDCEMTMIP-PR/DC/SGM/SP-C du 21 Mars 2012 relative au solde au 29 Février 2012 des honoraires à payer aux bénéficiaires du Centre de Formalité de Transit (CFT).

Par ailleurs, même si cela ne vous avait pas été notifié, notre volonté de revoir le contrat est encore justifiée par les remarques ci-après :

-        Le marché vous a été attribué à cause des références techniques de SGS qui dispose d’une bonne expérience dans la mise en place du PVI pour le compte des gouvernements. Mieux, la notification d’attribution définitive du marché a été faite au groupement SGS-BENIN CONTROL ; malheureusement SGS a disparu et les documents que vous produisez ne comportent que BENIN CONTROL qui est sans expérience en matière de PVI. C’est ainsi que nous notons que le contrat a été signé par vous même au nom de BENIN CONTROL SA et non au nom du Groupement SGS-BENIN CONTROL SA ;

-        L’article 49 du contrat donne compétence juridictionnelle en cas de conflit à un tribunal arbitral c’est-à-dire à une juridiction privée alors qu’il s’agit d’un contrat purement administratif de prestation de service public.

Par ailleurs, le vendredi 06 Avril 2012, a eu lieu à la Primature une importante séance de travail sur la révision du contrat de PVI entre les responsables de Bénin Control SA  et certains membres du Gouvernement accompagnés de leurs hauts cadres.

Face à ces multiples lettres de relance et séances de travail, il est regrettable que vous continuiez d’opposer un mur de silence.

Mieux, le Conseil des Ministres, lors de sa séance extraordinaire du mardi 10 Avril 2012 tenue sous la présidence effective du Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement,  a informé notre peuple que ce partenariat gagnant-gagnant doit préserver les intérêts de l’Etat et les vôtres, et a conclu à des insuffisances qui pénalisent l’Etat dans toutes ses composantes  et compromettent l’intérêt général à travers la tendance à l’isolement de notre port, l’évolution mitigée des ressources de l’Etat, la flambée des prix dans tous les marchés érodant ainsi le pouvoir d’achat du peuple, des travailleurs et des autres consommateurs de notre chère nation.

Face à cette situation et sur décision du Conseil des Ministres, le Secrétaire Général du Gouvernement vous a adressé le 12 avril 2012 une lettre par exploit d’huissier sur les observations du gouvernement et vous a invité par la même occasion à une séance de travail à la Primature pour faire part de vos observations sur les points ci-après :

-        la durée du contrat par type de prestations ;

-        l’inspection avant embarquement ;

-        le Scanning des marchandises :

Au regard des menaces de boycott du port de Cotonou par certains pays de l’hinterland (Burkina- Faso, Niger, Mali, etc.) qui s’opposent au scanning des marchandises en transit et destinées à leurs pays, il est apparu nécessaire de revoir le champ des opérations de scanning et de clarifier les modalités de fixation du coût des opérations de scanning des conteneurs.

Le Bénin est en effet le seul pays de l’UEMOA à scanner les conteneurs en transit dans ces pays de l’hinterland, lesquels sont décidés à traduire le Bénin devant la Cour de justice et les instances de la commission de l’UEMOA.

-        le suivi électronique du transit ;

-        la nécessité de créer une société d’économie mixte et la nécessité de la prise de participation de l’Etat dans le capital de la nouvelle entité à créer ;

-        les informations documentées sur les éléments ci-après :

* Le point des factures non encore réglées par l’Etat,

* le point des équipements acquis par leasing ou par financement direct,

* le mode de financement ainsi que le plan d’amortissement des investissements,

* la structure des tarifs appliqués par Bénin Control SA au titre de ses diverses prestations,

* les contrats de sous-traitance.

Par ailleurs, il convient de noter que prenant en compte l’évaluation faite des opérations de tracking des véhicules d’occasion et de l’évolution des recettes publiques, le Gouvernement a déjà décidé du retour de l’escorte à l’administration douanière (confère lettre N°0047 du 05 mars 2012 à vous adressée par le Ministre chargé de l’Economie Maritime sur décision du Président de la République) puisque ce type de tracking sur les véhicules d’occasion n’a pas été explicité dans le contrat.

Au cas où l’évaluation de la technologie utilisée par Bénin Control SA pourrait servir efficacement l’Administration douanière, des négociations sur les conditions de transfert des équipements de travail de Benin Control à l’Administration de la Douane pourraient être engagées, si vous en convenez.

Aussi, convient-il d’examiner les modalités de formalisation dans le contrat, des prestations de la société ATRAL SA, initialement non prévues.

Au cours de cette réunion du 16 Avril 2012 à la Primature, nous avons noté à travers vos réponses évasives que vous faites du dilatoire devant le peuple qui continue de souffrir.

Face à ce constat, le gouvernement, par son Secrétaire Général vous a adressé une lettre, en date du 16 Avril 2012, aux fins de recevoir votre réponse écrite sur les observations au sujet de la mise en œuvre du contrat de PVI ainsi que des informations documentées sur quelques données de gestion.

Une fois encore, à la séance du jeudi 18 Avril  2012  à la Primature avec les membres du gouvernement, vous avez continué  à ériger un mur de silence.

Et comme si cela ne suffisait pas, vous vous êtes précipité d’aller déposer deux scanners à l’aéroport dans des conditions qui n’ont pas été portées à la connaissance du gouvernement alors que cette transaction devrait être du ressort de la société d’économie mixte, conformément à nos dernières exigences.

Face à tous ces agissements, le gouvernement a décidé de prendre ses responsabilités en vous mettant en demeure de répondre  au plus tard le vendredi 27 Avril 2012, à toutes les préoccupations soulevées tant dans les lettres qui vous ont été adressées dans le cadre du dossier PVI que celles notées au cours des différentes séances de travail.

Votre réaction doit être adressée au Secrétariat Général du Gouvernement, le vendredi 27 avril 2012 à 18 heures au plus tard. Toute défaillance de votre part, conduira le Gouvernement à suspendre provisoirement ce partenariat jusqu’à la mise à sa disposition des données lui permettant d’apprécier un certain nombre de paramètres de gestion devant contribuer à l’ajustement harmonieux de ce contrat administratif indispensable à la poursuite de sa mise en œuvre.

Dès réception des informations à vous demandées et confirmées par une contre expertise, le Gouvernement ouvrira à nouveau avec vous, des négociations qui permettront de tenir compte à la fois de vos intérêts et de l’intérêt général dans sa volonté d’insuffler une cogestion équitable à ce partenariat basé sur la prestation de service public.

Le contrat ne sera pas rompu, mais il sera provisoirement suspendu jusqu’à la réception des informations et documents réclamés.

La rupture ultérieure de ce partenariat dépend donc de vous.

Vous auriez dû constater que depuis le 20 Avril 2012 le Gouvernement a décidé de transférer vos rémunérations au Trésor Public en attendant que vous apportiez les informations demandées qui lui permettront de se faire une idée exacte de vos prestations et de leurs coûts.

Malheureusement vous semblez ne pas comprendre ce message du Gouvernement et vous continuez votre activité en esquivant les réponses et les rencontres par des méthodes dilatoires.

Le gouvernement est décidé à préserver le port, premier poumon de l’économie béninoise suivi du coton.

Dans l’espoir que vous ferez droit à  la présente qui tient lieu de mise en demeure, le Gouvernement vous assure que c’est au nom de la démocratie qu’il tient à vous la faire parvenir dans un esprit de contradictoire car de plus en plus vous apparaissez comme un citoyen décidé à braver, humilier un gouvernement et à faire le choix suicidaire de la déstabilisation des institutions de la République.

Il s’agit là d’une option non recommandable à laquelle il faut absolument mettre un terme car elle porte le germe de mettre en péril la paix, la stabilité et la sécurité qui ont toujours caractérisé notre chère patrie.

Le Gouvernement s’investit à construire une Nation où les privilèges particuliers ne doivent plus supplanter l’intérêt général. De même, personne n’est au dessus des lois et règlements, ainsi que des Institutions de la République quels que soient les moyens dont il dispose.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos sentiments distingués.

 Eugène DOSSOUMOU

Copie : PR à titre de compte rendu

 

Cette nouvelle lettre de mise en demeure, est restée toujours sans suite, en tout cas à ce jour, de la part de Bénin Control Sa.

 C’est pour cette raison que le Conseil des Ministres, réuni ce jour mercredi 2 mai 2012, en séance extraordinaire, a décidé d’adresser la présente lettre de notification de suspension provisoire du contrat n°20/ MEF/ MPDEPP-CAG/ MDCEMTMIP/ DNCMP du 9 février 2011,

que j’ai l’honneur de vous lire :

 Cotonou, le 02 mai 2012

 

Le Secrétaire Général du Gouvernement

/-)

Monsieur le Président du Conseil d’Administration de Bénin Control SA

COTONOU

 

REPUBLIQUE DU BENIN

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

SECRETAIRE GENERAL DU GOUVERNEMENT

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

257/PR/SGG/C

 Objet : Notification de suspension provisoire du contrat n°20/MEF/MPDEPP-CAG/MDCEMTMIP/DNCMP du 9 février 2011.

Références :

-         Lettre n°0200/PR/SGG/C du 12 avril 2012

-         Lettre n°0212/PR/SGG/C du 17 avril 2012

-         Lettre n°233/PR/SGG/SGAG3/C du 25 avril 2012

Monsieur le Président,

Par lettre n° 233/PR/SGG/SGAG3/C du 25 avril 2012 valant mise en demeure, le Gouvernement vous a demandé pour une nouvelle fois de lui produire des informations sur les éléments ci-après au sujet du Programme de Vérification des Importations de Nouvelle Génération (PVI-Ng). Il s’agit entre autres de :

 

-         la durée du contrat par type de prestation ;

-         l’importation avant embarquement ;

-         du scanning des marchandises ;

-         du suivi électronique du transit ;

-         la nécessité de créer une Société d’Economie Mixte et la nécessité de la prise de participation de l’Etat dans le capital de la nouvelle entité à créer ;

 -         des informations documentées sur le point des    factures non réglées par l’Etat, le point des équipements acquis en leasing ou par financement direct, le mode de financement ainsi que le mode d’amortissement des investissements, la structure des tarifs appliqués par Bénin Control SA au titre de diverses prestations et les contrats de sous traitance.

 Cette lettre de mise en demeure fait suite à beaucoup d’autres auxquelles vous êtes resté sans réaction. Or, l’article 48 du Contrat du marché n°20/MEF/MPDEPP-CAG/MDCEMTMIP/DNCMP du 9 février 2011 relatif à la mise en place du Programme de Vérification des Importations de Nouvelle Génération (PVI-ng) dispose que : « toute modification que l’une des parties souhaite apporter au texte du présent contrat est proposée à l’autre partie pour être examinée avec soin. Les parties s’efforcent de parvenir à une solution acceptable, et le cas échéant, la modification proposée peut faire l’objet d’un avenant qui est annexé au présent Contrat ».

 En vous adressant toutes ces correspondances, l’objectif du Gouvernement est de vous convier à un dialogue en vue de la révision dudit contrat dans le sens de la préservation et de la sauvegarde des intérêts bien compris réciproques des deux parties c’est-à-dire l’intérêt général de la Nation et vos propres intérêts en tant que partenaire, car à l’issue de la séance du 25 avril 2012, le Conseil des Ministres, par mes soins, vous a fait part d’un certain nombre de problèmes liés à la gouvernance du Programme de Vérification des Importations de Nouvelle Génération (PVI-Ng) après un an de mise en œuvre. Ces problèmes peuvent se résumer comme suit :

 contrairement aux objectifs visés en l’initiant, le Programme de Vérification des Importations de Nouvelle Génération (PVI-Ng), tel qu’il a été géré, est identifié comme un des facteurs concourant au ralentissement de la compétitivité du Port de Cotonou ;

 

  1. Le Programme de Vérification des Importations de Nouvelle Génération (PVI-Ng) n’a pas contribué à améliorer les recettes de l’Etat, en l’occurrence les recettes douanières ;

 

  1. Le Programme de Vérification des Importations de Nouvelle Génération (PVI-Ng), par sa mise en œuvre, a plutôt contribué à renchérir le coût de la vie et la dégradation du pouvoir d’achat des populations.

Dans ses correspondances, le Gouvernement vous a fait part de sa volonté d’une cogestion avec vous pour lui permettre de maîtriser les différents coûts et garantir la meilleure gouvernance du Programme.

 Cette démarche participe de l’approche qui caractérise le partenariat du Gouvernement avec d’autres acteurs portuaires, notamment le SEGUBE.

 Malheureusement, le Gouvernement note et déplore le manque de dialogue et un manque de communication entre  lui  et Bénin Control Sa ; ce qui l’empêche de répondre à ses obligations de reddition de compte à la Nation Béninoise.

 C’est pour corriger cet état de chose que le Gouvernement vous a mis en demeure de produire à son Secrétaire Général pour le 27 avril 2012 au plus tard, vos réponses aux préoccupations soulevées tant par les lettres que pendant les séances de travail afin d’insuffler à ce partenariat, une nouvelle dynamique qui intègre l’intérêt général et vos intérêts propres.

 En l’absence de votre réaction à ce jour, et face à votre refus délibéré de collaborer et de dialoguer, le Conseil des Ministres se trouve obligé  de suspendre provisoirement dès le lundi 07 mai 2012 le contrat du marché n°20/ MEF/ MPDEPP-CAG/ MDCEMTMIP/ DNCMP du 9 février 2011.

 Dès que vous auriez transmis vos réponses au Secrétaire Général du Gouvernement avec les informations et documents demandés et après contre expertise de ceux-ci, le Gouvernement se propose d’ouvrir avec vous de nouvelles négociations, si vous en avez convenance, en vue des ajustements nécessaires pour un contrat révisé qui tienne compte de l’intérêt général de la Nation ainsi que de vos intérêts particuliers.

 Notre Nation est décidée à œuvrer à la consolidation de la paix, de la sécurité et de la solidarité, et doit s’engager dans la meilleure gouvernance à tous les niveaux pour lui permettre de gagner le pari du développement et de l’émergence.

 Le Gouvernement s’investit à construire à  chaque jour, une Nation où les intérêts particuliers ne sauraient supplanter l’intérêt de la République. De même, personne n’est au-dessus des lois et règlements ainsi que des Institutions de la République quels que soient les moyens dont il dispose.

 Dans l’espoir que vous ferez droit à la présente, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments distingués.

 Eugène DOSSOUMOU

Copie : PR à titre de compte rendu.

 Fait à Cotonou le 2 mai 2012

Le Secrétaire Général du Gouvernement,

Eugène DOSSOUMOU

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Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 20:39

Mésintelligence autour de la modification de la Constitution

L’intégralité de la déclaration de Yayi sur le retrait du projet de révision

C’est à l’occasion de la remise du rapport de commission Gnonlonfoun chargée d’effectuer une 2ème lecture sur le nouveau texte de la Constitution que Boni  Yayi a finalement parlé. Il a répondu aux critiques dont il est l’objet sur les dessous de la révision envisagée. Voici l’intégralité de sa déclaration.

 " Ce que je viens d’entendre de vos exposés, M. le Président me conforte sur la position qui m’avait animé il y a quelques années, c’est-à-dire en 2008 de diligenter cette commission de hauts juristes, dont la compétence sort de nos frontières. Vous savez de qui je parle. Je fais allusion au professeur Théodore Holo, membre de la Cour constitutionnelle qu’on ne présente plus, Me Robert Dossou, actuel Président de la Cour constitutionnelle. Est-ce que je vais oublier le Professeur Glèlè ? Je ne le pense pas. Et bien d’autres. M. le Président, je crois que c’est du fond du cœur que je voudrais dire ce que je pense depuis que ce dossier a commencé par agiter la République. Je me suis abstenu d’en dire un mot. J’ai lu dans la presse que le silence du Président est inquiétant. Je n’ai rien à cacher. Vous lisez tout ce qui est dans mon cœur. Pour moi, l’acte qui a été posé, c’était depuis 2008 que j’avais la détermination de travailler pour la modernisation de notre Constitution. Le temps que nous passons en ce moment ou le contexte dans lequel s’émeut notre continent nous en donne des leçons. Je fais allusion, en notre qualité de Président de l’Union Africaine, aux turbulences auxquelles reste confronté aujourd’hui notre cher continent. Au titre des causes à l’origine de ces turbulences, figurent M. le Président, des actions de clarté, peut-être quelques ambiguïtés qui marquent les dispositions constitutionnelles dans nos pays, ou alors des problèmes liés à la mal gouvernance, au non respect d’une bonne gouvernance constitutionnelle dans nos pays. Et c’est pourquoi au titre des valeurs que nous avons retenues, autour desquelles notre continent doit pouvoir s’unir, au premier temps, figurent la gouvernance de codes électoraux et la gouvernance constitutionnelle dans nos pays. Donc, je crois que ce travail a été fait. C’est l’occasion pour moi de remercier, une fois de plus, ceux qui ont travaillé et qui ont lancé les premières idées avant que le projet de décret ne soit adopté par le conseil des ministres et transmis à notre institution parlementaire, il y a trois ans. C’est avec plaisir que j’ai constaté que vous avez mis un accent sur les éléments fondamentaux. Nous l’avons fait nous-mêmes à l’époque. Vous pouvez retrouver le discours que j’ai lu le jour de la mise en place de cette commission de nos juristes. Je leur ai dit, vous pouvez tout faire, mais ne touchez pas aux deux voyants, aux deux fondamentaux, c’est-à-dire la limitation de l’âge et la limitation des mandats. Nous sommes une grande démocratie maintenant. Cette disposition a été appliquée à nos aînés. Je fais allusion au Président Mathieu Kérékou, au Président Nicéphore Soglo. Je leur disais ça. Et à nos chers Présidents qui ont eu le privilège de présider le destin de notre nation et qui ont été rappelés par Dieu le Père.

M. le Président, je crois que dans mon discours depuis 2008, l’accent a été mis sur les deux points fondamentaux, comme je venais de le rappeler. Je vous en remercie parce que j’ai entendu dire qu’on n’avait aucune contrainte de la part de notre espace communautaire, c’est-à-dire l’Uemoa, en termes d’exigence dans le sens de la meilleure transparence dans la gestion de nos finances publiques. Même si on ne nous le demande pas, nous sommes tenus de le faire. Je crois, les grandes démocraties américaine, japonaise, française ont confié cette responsabilité à une équipe qui, tous les ans, rend compte à la République de la manière dont les finances publiques ont été gérées à travers ce que nous appelons la Cour des comptes et c’est pourquoi, dans la plupart de leur Constitution, cette disposition figure bel et bien dans les dispositions constitutionnelles, c’est-à-dire la Cour des comptes. On avait mis l’accent là-dessus. Je leur ai dit qu’il faut absolument que nous nous mettions en règle, parce que nous sommes en train de violer les dispositions de notre ensemble communautaire. On sortait également difficilement des élections législatives de 2007 et j’ai insisté là-dessus, pour dire qu’il nous faut absolument constitutionnaliser la Cena. Je crois, à travers vos commentaires, j’ai été rassuré parce que vous avez même évoqué certains aspects qui sont indispensables pour assainir la vie politique dans notre chère Nation. Continuez comme ça. Je vous ai dit que, avec étonnement, j’ai constaté l’incompréhension qui nous a animé. Je vous ai expliqué aussi, puisque je me proposais de m’expliquer un jour devant la Nation. Et c’est mon devoir dans le cadre de l’obligation de la reddition des comptes. Je suis tenu de m’expliquer, puisque cette question a agité la République. Mais je me préparais à le faire lorsque vous avez demandé à restituer effectivement vos travaux. On aurait dû le faire depuis. Alors, je vais répondre en même temps, comme c’est une occasion qui m’est offerte.

Lorsque ce document avait été envoyé après le travail qui a été fait par le professeur Glèlè et son équipe, il y a 3 ans, notre institution parlementaire en a été saisie. Et je me rappelle bien que nous avons sollicité les observations des institutions de la République et ce que nous n’avons pas fait, c’est d’écrire officiellement à la cour suprême pour lui faire part de manière particulière. Mais comme la cour suprême fait partie des institutions de la République, je crois que nous n’avons pas respecté cette disposition. Mais ceci et au nom de la vérité, j’ai compris que vous avez mis l’accent sur la démarche et je vous en donne raison. J’avais proposé au président cette démarche qui consiste d’abord à faire en sorte que cette partie de la classe politique, il faut le dire, travaille en direction des sociétés civiles, en direction des femmes, en direction des partis politiques pour susciter un débat national sur cette question parce que la Constitution est notre loi fondamentale, ce n’est la propriété de personne et tous les citoyens doivent être mis dans les mêmes conditions pour en comprendre le contenu. Je crois que c’est le socle de notre Nation à qui je souhaite à tout moment la paix, la stabilité et la sécurité sans lesquelles en plus de la bonne gouvernance, on ne peut aboutir à un développement moyen de prospérité partagée ".

J’ai été surpris de constater que ce débat a agité la République tout en reconnaissant qu’il y avait eu un problème d’approche. On ne peut pas examiner un document de ce genre au cours d’une session extraordinaire, je partage ce point de vue. Je suis comptable mais dans le cadre de l’indépendance des institutions, ce n’est pas moi qui constitue l’ordre du jour autour duquel s’organisent les débats parlementaires. Le devoir que j’ai à l’endroit des Béninois en tant que Président, c’est de créer des conditions de paix. Voilà pourquoi j’ai décidé de retirer le projet de décret transmettant cette loi sur le projet de révision de la Constitution et pour exprimer vraiment ma bonne foi. Mais je dois dire aussi, car c’est très important, que l’idée de transmettre le document alors qu’au même moment une autre commission a été saisie, en réalité, cela participe de ma décision et de ma bonne volonté que tous les aspects soient pris en compte. Votre commission, je salue son professionnalisme, car c’est depuis 3 ans qu’elle a été installée et elle travaille. J’ai découvert son professionnalisme et j’ai sollicité ses compétences. Est-ce que j’ai encore besoin de vous présenter le président de la commission, le ministre Baba Body, le professeur Salami, le professeur Aïvo et les autres qui sont des compétences puisqu’ils voulaient m’assurer que tous les aspects ont été pris en compte et pour tenir compte des mutations qui ont affecté notre planète, notre monde, notre sous région, notre pays…J’ai pris le soin d’appeler le président Nago pour lui dire que j’avais l’intention de confier à toute fin utile ce document pour une dernière lecture et le président Nago m’a répondu que ce document avait déjà été affecté en commission. Mais ce n’est pas grave, lorsque la commission aurait terminé, certainement que cette dernière, de par sa compétence, va me faire des propositions qu’on peut maintenant verser dans les débats au sein des commissions de loi ou les commissions appelées à statuer à l’intention de la plénière de notre institution parlementaire.

Voilà, il n’y avait pas un flottement en tant que tel au niveau du travail, le dossier a été transmis voici 3 ans et je voulais donc m’assurer qu’avec les nouvelles compétences, ça va car, il s’agit de notre Constitution. Donc, je voulais nous donner l’occasion de rattraper les insuffisances techniques. Insuffisances parce que il y a eu des mutations qui ont bouleversé notre existence. Donc, je crois que la commission a été mêlée et M. le président, je voudrais vous rassurer que vous n’avez pas travaillé pour rien, puisque je vous ai informé que j’ai organisé ce retrait. Je crois que c’est un retrait technique pour encore rassurer le peuple béninois. Il y aura un débat national autour de cette question, parce que le Bénin, mon pays ne peut pas en matière de modernité ou de modernisation de notre disposition constitutionnelle offrir un document qui peut être vu comme dépassé. Par exemple, par rapport à cette question concernant la Cour des comptes, au sein de l’Uemoa, il y a deux Etats : le Mali et le Bénin. D’ailleurs, le Mali a organisé, ce que nous avons fait par la suite, une réflexion sur la Constitution malienne. A la suite de ce que nous avons fait, au titre des nouvelles réflexions figuraient l’insertion ou la prise en compte par la Constitution malienne. N’eussent été les derniers évènements, nous savons aujourd’hui ce que nos frères maliens sont en train de vivre. C’est l’occasion de leur dire qu’ils ne sont pas seuls ; le peuple béninois est de cœur avec eux. N’eut été cet événement aujourd’hui, à mon avis, cette question serait certainement réglée. C’est-à-dire que le Bénin serait le seul pays. Imaginez-vous ! Je ne suis pas du tout à l’aise sur cette question. Parce que ça a des implications sur le type de relation que nous entretenons aujourd’hui avec certains pays qui sont attachés à la transparence et à la gestion des finances publiques. En 6 mois, je suis convaincu, je m’implique, je me dis qu’il faut absolument que nous arrivions là. Je dis que je suis prêt et il y a des députés qui disent qu’ils ne sont pas prêts pour juger la manière dont les finances publiques ont été gérées. Je crois que je suis incompris. Avec ce que vous venez de dire, M. le Président, je suis rassuré. Je suis encore en même temps inquiet, parce que les Danois nous ont quittés à cause de ça, au titre des argumentaires. C’est vrai, il y a un redéploiement de leur politique étrangère en matière d’assistance en Afrique, mais l’une des raisons fondamentales, c’est dit : " Si vous n’êtes pas arrivés à constitutionnaliser la Cour des Compte, nous allons partir.

On va donner la priorité au Burkina-Faso, puisque le Burkina a réussi à le faire ; nous ciblons les pays les plus pauvres, les pays qui font un effort, le peuple burkinabé est un peuple vaillant, qui travaille bien, c’est un pays où il y a l’autorité de l’Etat, on a réussi à intégrer la Cour des comptes dans la Constitution burkinabé. Donc, nous allons là-bas. Si vous les Béninois, vous ne pouvez pas sacrifier à cette exigence ". D’autres partenaires comme la Hollande menacent en ce moment. Donc, c’est pour vous dire, en ce moment que je voudrais vous remercier au nom de la République. Mais c’est pour mieux sauter. Nous avons commis certainement quelques erreurs au niveau de la programmation de ce dossier au sein de notre institution parlementaire et là, je vous rassure que ce n’est pas le Président Yayi Boni qui programme l’ordre du jour. Donc, je suis convaincu qu’avec votre assistance et votre aide, nous allons pouvoir examiner avec la classe politique toute entière et la société civile et voir comment nous allons organiser le débat. Il y aura de débat parce qu’il y a quand même certains points qui me tiennent à cœur. Pour moi, celui qui a commis un crime économique n’a pas sa place dans les institutions de la République. Et ces dispositions figurent dedans. Mais pourquoi on ne rappelle pas cela au peuple béninois.

Le professeur Salami vient d’en parler, il est question de la transhumance politique. Nous voulons stabiliser maintenant notre démocratie. L’assainir, nous le méritons et c’est indispensable dans notre marche vers la prospérité. Le problème de la parité et toutes ces questions figurent dans les réformes politiques que le gouvernement a retenues. C’est très important, vous avez d’autres commentaires également non moins importants qui répondent à notre vie aujourd’hui. Est-ce qu’il faut mettre toutes ces questions de côté ? Je ne pense pas, comme je pourrais ajouter, les problèmes liés à la décentralisation. Qu’on en fasse un débat. Comment allons-nous organiser la gouvernance locale ? Parce que nous devons organiser le transfert des compétences et des ressources. Nous n’allons pas transférer les impairs que nous commettons au sommet de l’Etat ou de l’administration centrale au niveau de la gestion de nos collectivités locales, parce que le problème de développement se situe à ce niveau, avec les problèmes liés à la mondialisation. La meilleure manière, c’est que nous accélérions notre marche vers une meilleure décentralisation poursuivie, c’est-à-dire le développement à la base qui préoccupe aujourd’hui notre gouvernement. Donc, lors des débats, chacun a son point de vue, mais enfin si c’est de ça qu’il s’agit M. le Président, je vous rassure. Je ne veux agacer personne et je ne vais plus revenir là-dessus. Chacun est libre de me croire ou de ne pas me croire. Ce peuple m’a adopté, je ne vais jamais le trahir. J’en suis certain. Pour moi, Dieu existe, il est vivant. Et chacun de nous, lui doit du respect total, parce qu’il en est le créateur. Je ne peux pas comprendre que les gens doutent de moi, s’agissant du respect des deux dispositions, c’est-à-dire la limitation de l’âge et la limitation du mandat. Alors je retourne, si c’est mon devoir, c’est aussi mon droit. Si on m’accuse, je peux aussi accuser. Ca veut dire que ceux qui doutent, s’ils étaient à ma place, ils l’auraient fait. Mais moi, je le jure. Je l’ai dit lors de la mise en place de cette commission, je l’ai dit lors de ma cérémonie d’investiture, en présence d’une dizaine de Chefs d’Etat. C’est une lourde responsabilité. Je l’ai dit aux Nations Unies, devant le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon, je l’ai dit au Président Obama qui, d’ailleurs pour la petite histoire, me demandait pour la circonstance : " Donc, on vous a suivi, vous dites que vous partez. C’est rare en Afrique ".

J’ai dit : " Oui, ça doit se faire ". " Qu’est-ce que vous allez faire après ? ". Je dis : " Je vais être Pasteur ". " Invitez-moi lors de vos prédications pour prêcher l’évangile ". Je dis : " ça se fera, mais attention ! Si vous venez, vous allez limiter les membres de sécurité parce que je vis dans une brousse ". Je l’ai dit aussi au Président Sarkozy et à tous, dans les communes. Comment peut-on continuer à douter de moi. Je crois que je ne suis rien devant ce peuple. Allons vers les questions essentielles. C’est un appel que je lance à la classe politique, à nos députés. Allons vers la sincérité envers ce peuple-là, qui souffre dans le Bénin profond sans infrastructures, sans eau, sans écoles, sans hôpitaux et dont le pouvoir d’achat s’érode de jour en jour. Pour moi, le Bénin doit s’attacher de la compétence de tous ses fils. 10 ans au pouvoir, je pense que c’est largement suffisant. Si je peux, en votre présence M. le Président, vraiment rassurer, reprenons ce débat au niveau national. Et c’est pourquoi je vous tends la main. Vous en avez la compétence, pour que vous nous aidiez. Le Professeur Joël Aïvo s’est exprimé…

Professeur, est-ce que je vous ai appelé pour vous féliciter ? C’est pour vous dire, mon cœur vous a déjà félicité parce que si je prends le téléphone pour appeler, on dira c’est lui qui a dit au professeur Aïvo d’aller faire cette émission. J’ai la foi pour ce pays et croyez-moi, nous allons ouvrir ce dialogue politique. On me l’a dit et j’ai écouté mon cher aîné le Président Houngbédji... J’ai reçu les membres de l’Union fait la Nation il y a quelques moi. Mon cher aîné le Président Amoussou Bruno conduisait cette délégation et j’ai dit, vraiment pour le dialogue politique, il faut que nous lancions le processus. Mais compte tenu de mes responsabilités, je vais mettre en place un comité qui va vous appeler, se rapprocher de vous pour que déjà vous déblayiez le terrain une fois que l’essentiel aurait été retenu. Les questions liées à la gouvernance politique, économique, sociale et à la solidarité nationale, pour que nous pussions maintenant, en ma présence, nous retrouver. Ce Bénin nous appartient, à nous tous. Je n’ai ni la prétention de le diriger, je n’en ai même pas les moyens. C’est Dieu seul. Je crois beaucoup à cela. Je voudrais vraiment les rassurer, qu’ils acceptent cette main tendue juste lorsqu’il s’agit d’une question essentielle, la Constitution. Ça fait partie de l’essentiel qui nous unit. Je vie d’espoir et d’espérance et je lance un appel à tout le peuple béninois, à toute la classe politique que je salue avec beaucoup de respect, que nous reprenions cette question de la Constitution peut-être avec nos professeurs, nos aînés qui ont encore l’expérience, pour qu’ils nous disent comment nous devons organiser le débat national. Mais si déjà, comme le fait le professeur Aïvo, chacun pouvait aller sur nos organes de presse pour s’exprimer, le professeur l’a fait et moi je voudrais que l’on passe son intervention à plusieurs reprises. Je propose que l’on prévoie au niveau de la télévision nationale un temps pour que tout le monde intervienne afin que nous pussions organiser le débat. Nous sommes vraiment en retard, mais rien ne presse. Il n’y aura donc jamais de révision opportuniste. Je suis heureux que certains disent, nous sommes d’accord mais c’est la façon. Nous avons fait un pas. C’est la façon qui fait dire qu’il y aura de révision opportuniste. Que les gens voient le contenu, nous, nous sommes prêts à confier cette mission au comité qui doit continuer ou voir avec nos aînés. Il y en a peut-être qui ne peuvent pas se prononcer comme le Professeur Théodore Holo, Président de la haute cour de justice, Maître Robert Dossou, Président de la Cour Constitutionnelle, parce que s’il y a un point essentiel pour nous, c’est comment on peut juger un Président de la République, un Ministre. C’est indispensable pour la démocratie. Aujourd’hui, la Haute Cour de Justice est plombée. Pourquoi on rejette et on ne veut pas qu’on tienne compte d’un nouveau format pour que le peuple béninois ait une idée de comment la chose publique est gérée.


Par  Patrice SOKEGBE

Par OKOYA Francis Z. - Publié dans : ACTUALITES - Communauté : POUR UN BENIN MEILLEUR
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