Partager l'article ! Nouveau projet de loi modifiant la Lépi : 12 députés de la mouvance donnent enfin raison à l’U.N et la coalition Abt: La p ...
La première session extraordinaire de l’Assemblée nationale pour le compte de l’année 2012 aura lieu et c’est une certitude. Ce qui est moins sûr c’est l’ordre du jour sur lequel sera convoqué officiellement cette session extraordinaire. Des sources parlementaires ont révélé que douze (12) députés de la mouvance présidentielle donc de la majorité parlementaire actuelle s’activent pour faire figure à cet ordre du jour, une proposition de loi qui viserait à corriger et à remplacer la liste électorale permanente informatisée, celle-là même qui a servi aux élections présidentielles de mars 2011. Selon les indiscrétions, cette proposition de loi viserait à compléter et à élargir la base de données de la Lépi. La démarche en elle-même mériterait d’être fortement applaudie puisqu’elle abonde finalement dans le sens voulu par les partis de l’opposition à savoir l’U.N et la Coalition Abt. Seulement, il y a de sérieuses réserves à émettre au regard justement des dernières nouvelles sur le fameux fichier électoral.
Pour mémoire, rappelons que, quelques jours après le vote à l’Assemblée nationale de la Liste Electorale Permanente Informatisée, des failles ont été trouvées et ont poussé les députés de l’Union fait la Nation et ceux de la coalition Abt ( c’étaient le G4 plus le G13) a demandé son abrogation sans succès. Mathurin Nago au perchoir, Hélène Aholou Kèkè à la Commission des lois, Djibril Mama Débourou en " Conseiller politique", Karim Chabi Sika, expert en diversion parlementaire, n’ont pas laissé faire. Le G4 et le G13 reviennent à l’assaut et introduisent une proposition de loi modificatrice, rien à faire : les gardiens de la citadelle Fcbe veillaient toujours. La suite on la connait. Et puis, il y a quelques jours seulement, le Réseau des compétences électorales francophones de l'Organisation internationale de la Francophonie, (Recef/Oif) a séjourné au Bénin pour évaluer la Lépi. Au cours de cette mission, les membres du Recef/Oif, ont écouté toutes les chapelles politiques car l’objectif du Général Siaka Sangaré qui conduisait la mission était de recueillir le maximum d'informations fournies par tous les acteurs impliqués dans la réalisation de la Lépi ceci devant permettre de produire un rapport qui servira de soubassement à l'amélioration des incorrections pour une liste acceptable de tous. A cette occasion donc, Théophile Monctho de l’U.N et André Dassoundo de la coaltion Abt, ont évoqué le caractère partisan et exclusif de la Lépi, les nombreuses et diverses irrégularités qui ont émaillé sa réalisation, son application sélective pour enfin demander sa reprise. Vraisemblablement la proposition de loi des douze (12) députés de la mouvance conduirait à avoir une nouvelle Lépi conformément donc aux vœux de l’opposition qui réclamait la chose un an au moins avant les élections dernières. Mais il y un bémol !
Des raisons et des doutes
Outre la classe politique, la mission d’évaluation du Recef/Oif avait aussi écouté, les
partenaires techniques et les organisations de la Société civile. Un rapport circonstancié
avait été fait au Chef de l’Etat avant leur départ. L’on se pose alors des questions sur les
intentions des douze (12) députés initiateurs de la proposition de loi modifiant et
remplaçant la Lépi alors que le rapport définitif du Recef/Oif attendu pour approfondir
et détailler des insuffisances d'ordre juridique et institutionnel et surtout des carences
techniques, n’est pas encore prêt. N’est-ce pas à la base d’un tel rapport qu’une nouvlle
loi sur la Lépi devrait-elle être examinée ? Il s’agit là d’une évidence évidente.
Où est la Lépi actuellement et qui la gère ?
Alors que les politiciens s’affairent pour une nouvelle Lépi, plusieurs interrogations
tournent autour de l’actuel fichier. Hélène Aholou Kèkè ayant succédé à Nassirou Arifari Bako à la tête de la Commission
Permanente de Supervision de la Lépi ( Cps/Lépi) refuse, nous dit-on, d’assumer
le paiement de bon nombre de dépenses autorisées par celui qui a troqué son
siège au Parlement contre celui de ministre des affaires étrangères après
escale justement à la Cps/Lépi. L’administration n’est-elle pas une continuité
à la Cps/Lépi ? La réticence du député Aholou Kèkè met la puce à l’oreille
de ceux qui auditent les comptes publics pour le compte de l’Etat. Mais
passons ! L’une des recommandations de l’atelier bilan sur la réalisation
de la Lépi a émis l’idée de la création d’un office de gestion du fichier électoral.
Et dans cet ordre d’idées, uns structure a été mise en place par la Cps pour
conserver la Lépi et le matériel qui a servi à sa réalisation. Cette situation
n’est pas du goût du Secrétariat Administratif Permanent de la Cena qui
conformément à ses prérogatives de gestionnaire du patrimoine entre deux élections, réclame en vain le fichier
Lépi. Lorsqu’on s’en réfère aux dernières déclarations du député Eric Houndété,
qui a fait savoir que des retouches sont faites en catimini à la Lépi, l’on se
demande quelle Lépi les députés de la mouvance voudraient revoir et corriger.
Francis Z. OKOYA
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