Partager l'article ! Rencontre Syndicats/Gouvernement hier soir Mathys contredit à nouveau Koupaki et suscite le courroux des grévistes: ( la renco ...
( la rencontre finit en queue de poisson, le débrayage reprend de plus belle)
Comme des fleurs fanées ou des feuilles mortes, l’espoir de tous ceux qui nourrissaient la fin de la grève des enseignants, est tombé suite à la fin, en queue de poisson, de la rencontre entre les Syndicats de l’enseignement et le Gouvernement. Cette rencontre tenue ce jeudi 23 février 2012 au soir dans les locaux de la Primature et qui a connu la participation du Premier ministre Pascal Irénée Koupaki chargé du Dialogue social, de Adidjatou Mathys, ministre en charge de l’Economie et des Finances, des responsables du Conseil Economique et Social et des Secrétaires généraux des Syndicats de l’enseignement, n’a accouché de rien.
Les faits
Des informations recueillies, il ressort qu’au début de la rencontre, le Premier Ministre Pascal Irénée Koupaki a indiqué que "Le seul sujet principal à l'ordre du jour de notre session de négociations entre le gouvernement et les syndicats est la situation de nos amis des syndicats des enseignants béninois de la maternelle, du primaire et du secondaire", avant de donner la parole à son collègue du Gouvernement Adidjatou Mathys, l’invitant à se prononcer sur la situation de la grève des enseignants. Selon les recoupements faits, le ministre de l’Economie et des Finances a réaffirmé que dans sa tête et dans celles des cadres de son ministère, les enseignants ne sont pas concernés pas le Décret N° 2011-505 du 05 Aout 2011 portant institution d’un coefficient de revalorisation des indices de traitement des Agents de l’Etat. A ses dires, l’Etat sous le règne de Boni Yayi aurait déjà fait suffisamment pour les enseignants. Et à ce propos justement, Valère Vitonou, porte-parole des trois ordres de l'enseignementdira : "Un seul fait justifie ce mécontentement. Il s'agit de l'amalgame entretenu par la ministre de l'économie et des finances consistant à confondre à dessein l'allocation d'incitation à la fonction enseignantes de 25% transformée en coefficient de revalorisation de 1,25, avantage spécifique aux personnels enseignants des trois ordres obtenu depuis 2005, avec la jouissance du coefficient de valorisation de 1,25 de l'indice de traitement au profit de tous les Agents de l'Etat".
Avant de redonner la parole aux enseignants, le Premier Ministre a réaffirmé sa position. Pour lui, aucune disposition dudit décret n’exclut les enseignants. Aux dires de Koupaki, les enseignants ont bel et bien droit aux retombées du Décret N° 2011-505 du 05 Aout 2011, seulement que l’état de la caisse de l’Etat ne permet pas pour le moment de les satisfaire. C’est alors que les Secrétaires généraux des syndicats des enseignants ont pris la parole pour saluer la clairvoyance du Premier Ministre à qui ils ont demandé jusqu’à quand vont-ils devoir attendre pour obtenir satisfaction. A cette interrogation, Koupaki a demandé aux syndicalistes de lui permettre d’aller voir l’état de la caisse. Non satisfaits de cette réponse, les syndicalistes ont profité pour tirer à boulets rouges sur le ministre de l’Economie et des Finances. Les tirs croisés et nourris sur Adidjatou Mathys, ont été d’une telle ampleur et d’une telle intensité que le Premier Ministre présidant la séance a été obligé d’y mettre fin.
La rencontre n’a donc accouché de rien et les syndicalistes de l’enseignement annonce déjà une reprise de leur mouvement de grève. La crainte de voir ce mouvement passé de 72 heures à 96 heures se précise et peut-être la prochaine séance du dialogue social regroupant tous les autres corps des centrales syndicales pourra permettre de reposer et de régler le problème des enseignants.
Francis Z. OKOYA
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