Assemblée nationale: Le Procès de la Lépi et l’appel à l’indulgence de Arifari-Bako
Plénière des députés pour le vote de la loi dérogatoire en faveur des exclus électoraux
Le Procès de la Lépi et l’appel à l’indulgence de Arifari-Bako
La séance plénière du jeudi 03 mars 2011 terminée aux premières heures du vendredi 04 mars a eu le mérite d’adopter par 60 voix pour 0 contre et 4 absentions la loi dérogatoire devant permettre aux exclus de la Lépi de voter. La lépi du moins ses résultats et ceux qui l’ont conduit dans sa réalisation ont été objets d’un procès en bonne et due forme par les députés. " Celui que nous avions envoyé là-bas pour réaliser la Lépi a fait preuve d’une incompétence notoire… La Lépi veut empêcher les morts de voter, mais elle empêche aujourd’hui les vivants de voter…nous devons prendre des sanctions contre ceux-là… " dixit le député Sacca Fikara. Son collègue Eric Houndété lancera un bravo à tous ceux qui ont manifesté pour la Lépi ne soit pas telle que voulue par le Gouvernement et les organes dirigeants de la Cps-Lépi et de la Mirena. "Bravo à tous les députés de l’Union fait la Nation et de tous les autres formations politiques qui ont dit non à une Lépi kpayo" dira-t-il. Quant au principal acteur visé par les attaques des députés de l’opposition, il s’en expliquera en appelant à la patience et l’indulgence. Bako ajoutera : "… Nous disposons d’un équipement, je dirai, de taille moyenne pour face à de grands défis. Nous disposons de compétences, peut-être limités au niveau des organes en charge."
Francis Z. OKOYA
Quelques interventions des députés sur les résultats de la Lépi
Augustin Ahouanvoèbla
Je voudrais dire merci à ceux qui ont compris qu’il fallait vraiment faire quelque chose. Merci aux présidents Zinsou et Soglo, évidemment, avec la largesse et la compréhension du président-candidat Yayi Boni qui a voulu accepter d’une manière ou d’une autre, que le sang ne coule pas dans notre pays. Je voudrais revenir sur quelques questions actuelles qui se présentent à nous. Régler le problème de ceux qui sont laissés en rade n’est plus un problème aujourd’hui. Mais le pire reste à venir. Je vais m’appuyer sur ce qui se passe aujourd’hui à Avrankou et certainement dans toutes les Communes. 51.680 citoyens en âge de voter enregistrés et déclarés par la Mission indépendante de recensement électoral national approfondi (Miréna) et 48.000 cartes d’électeurs déposées dans cette Commune d’Avrankou. Il reste plus de 3500 citoyens qui risquent de ne pas avoir leurs cartes d’électeurs. Je ne parle pas encore du danger. Le danger est tour à fait ailleurs. Le danger est lorsque vous voyez un citoyen avec 3 exemplaires de sa carte. Cela veut dire que dans les 48.000 cartes d’électeurs envoyées à Avrankou, j’ai des frères qui ont plusieurs exemplaires de leurs cartes d’électeurs. Pourtant, on nous parle de dedoublonnage. La carte d’un individu A d’un arrondissement se retrouve dans un autre arrondissement. Quand j’ai évalué, c’est au-delà de 10% de nos frères d’Avrankou qui seront privés de leur droit de voter. A un moment donné, je me suis que c’est l’incompétence notoire et le manque de suivi des activités de la Cps-Lépi et de la Miréna qui nous a conduits à ce niveau. Ce qui est encore plus grave, c’est que les registres d’émargement qui sont envoyé, en tout cas, en ce qui concerne Avrankou dans un centre, ces registres d’émargement qui donne les mêmes informations que ce qu’il y a sur les cartes que sur les fiches d’identification de bureaux de vote ont 270 noms alors que c’est 300 cartes qui y ont été déposées (…) Je voudrais dire à la Cps-Lépi et la Miréna de voir expressément ce qu’ils vont faire pour que les cartes d’électeurs spéciales qu’ils vont donner ne suivent pas le même cheminement pour éviter de faire basculer nos différentes régions dans le désordre.
Firmin Biokou
Je remercier les différentes personnes ressources qui ont contribué à la réalisation du texte de loi de ce jour. Mais je déplore une chose : c’est de fuir sa responsabilité. Il m’est revenu de constater qu’aujourd’hui, on est là, on crie, on fait tout, mais on fui sa responsabilité. C’est la politique d’autruche. Quand on fait quelque chose, on l’assume. Ce que nous sommes en train de vivre aujourd’hui, c’est le résultat des actes posés par certains. Donc, il ne faut pas fuir ses responsabilités.
Cryiaque Domingo
Ce n’est pas sérieux ce qui se passe. Je suis ici depuis le matin et je ne peux pas dire combien nombre de coup de fil que j’ai déjà reçu de ma circonscription électorale. Moi, je voudrais directement parler à notre collègue Bako. Je veux lui dire ce soir, quand il va quitter cette salle, il faut qu’il fasse tout pour que dans ma circonscription électorale, avec le président de l’Assemblée, nos parents retrouvent leurs noms pour aller voter. Il faut qu’on dise la vérité à Bako que nous avons envoyé là-bas. Dites-lui que ça ne va pas dans ma circonscription et surtout dans ma commune. Dans notre groupe le G13, c’est nous qui l’avons choisi et l’envoyé là-bas. Si je ne reviens pas à l’Assemblée ici, c’est Bako parce qu’il y a déjà eu des erreurs, il a dit qu’il va rectifier. Il n’a pas rectifié.
Edgar Alia
Moi, j’ai bien l’impression qu’il y a des choses qui ont été faits à dessein. C’est inimaginable. Pour une population enrôlée d’environ 50.000, aujourd’hui au niveau de la livraison des cartes d’électeurs, c’est 26.000. Il y a quelque chose qui ne va pas. Il y a des villages entiers qu’on déplace en direction d’autres Communes. La Lépi est un bon produit. Mais nous avons l’impression que la plupart des acteurs n’ont pas maîtrisé le système. Si nous allons aux élections dans ces conditions, le pays va prendre feu et personne n’en a conscience. Personne n’a conscience de ce qui se passe sur le terrain. Dans ma région, des milliers de jeunes sont préparés déjà parce que simplement, les gens ont pensé que tout ça est fait contre eux. On a l’impression que les gens vont bien sur le terrain, mais ça va très mal. Heureusement que nous avons eu des sages ces derniers jours et il est nécessaire de préserver la paix. Aujourd’hui, c’est heureux. Nous allons fermer cette page de menace de violence. Mais si les 5 jours n’arrivait pas à prendre tous ces délaissés de la Lépi, qu’est ce qui va se passer ?
Karimou Chabi Sika
J’ai le devoir de rappeler quand même qu’il y a un avantage. L’avantage qu’il y a aujourd’hui. Tout ce qui se fait étale ses forces et faiblesses. C’est aussi normal que l’on en parle. Je voudrais reconnaître que les critiques, telles qu’elles sont formulées, certaines sont fondées. Mais lorsqu’on dit que tous les membres de la Cps-Lépi, c’est des fraudeurs, par rapport à la réduction d’échelle de la fraude, il s’agit là simplement de remords qui s’expriment de vives voix. Contrairement à ce que j’ai entendu dans le groupe initié par nos anciens présidents Zinsou et Soglo, notamment à propos de l’audit international et national, on en entend plus parler ici. Ça me parait curieux. Il faut auditer. Un des collègues disaient au cours de cette rencontre que nous avons le devoir de la vérité et aussi le devoir de la responsabilité. Nous avons le devoir d’établir qui a fait quoi, à quel moment et quelle leçon on peut en tirer pour la postérité. C’est pour cela qu’au-delà des accusations, je souhaiterais qu’on revienne à l’essentiel et l’essentiel est que ce qui est fait n’est pas comparable avec la liste manuelle… »
Antoine Kolawolé Idji
C’est vrai que nous sommes en période électorale. C’est une période délicate, c’est une période de sanction. On peut donc comprendre la manière dont les collègues se sont exprimés. Mais je voudrais supplier les uns et les autres à ne faire que ce que les présidents Emile Derlin Zinsou et Nicéphore Dieudonné Soglo ont fait pendant des jours et des jours. Ils ont rassemblé tous les candidats à l’élection présidentielle et ont écouté chacun avec beaucoup de patience. Il m’est arrivé de rester avec les membres du comité technique jusqu’à 2 heures matin avec le président Emile Derlin Zinsou pour arriver finalement au texte que nous avons d’examiner. C’est l’acte qui me paraît le plus important. Le respect que nous devons à ce grand responsable de notre pays mérite que nous regardions ici les choses essentielles. Les choses essentielles, c’est ce qu’il y a devant nous. Dans quelques jours, le peuple béninois choisira son président de la République et il faut qu’il ne choisisse de telle sorte que tous les Béninois disent que celui a aura été proclamé est vraiment le président de la République. Pour faire cela, il ne faut pas se le cacher. La Lépi que nous avons voulue comme un instrument de progrès est un instrument à polémique parce que cette Lépi pose des problèmes. On ne peut dire que c’est un instrument de progrès même s’il y avait une dizaine de citoyens béninois désireux de voter et qui ne pourraient pas le faire. Lorsque les collègues disent qu’il y a des électeurs qui ont été envoyés à une quinzaine de kilomètres de leurs lieux de résidence, c’est un problème. Il faut que la Cps-Lépi, la Miréna, la Cena, courageusement, règle les problèmes que la classe politique béninoise a voulu régler et faire en sorte que l’instrument que nous avons, soit véritablement un instrument de progrès. Si la Cps-Lépi, la Miréna, la Cena tournent dos à cela, on ne va pas sortir de l’ornière. Je voudrais dire que dans la recherche de consensus, ce n’est pas seulement les présidents Zinsou et Soglo qui ont agi. Il y a beaucoup d’autres acteurs politiques. Je voudrais saluer le député Karimou Chabi Sika qui a été de bout en bout très modéré, très pondéré et très patient et dire qu’il m’a agréablement surpris.
Rosine Vierra Soglo :
Qu’il vous souvienne que Le président nous avait prévenu de ce qu’il allait mettre le pays à feu et à sang et nous étions aussi prêts à y aller puisque les 1 million 300 milles ont leur mot à dire. Moi je suis très heureuse même s’il est passé plus de minuit, le lendemain toute la population attend les résultats de cette plénière. J’ai même reçu deux appels de Nicéphore Soglo et du président Zinsou. Le pauvre vieux à 93ans et il est toujours à l’écoute pour savoir où nous en sommes. Alors je suis très contente très heureuse mes chers compatriotes, et j’ai bien compris que nous avons cinq jours et non pas trois si j’ai bien compris Madame la présidente Hélène Aholou Kêkê. Même si je trouve que les cinq jours ne sont pas suffisants et qu’il aurait fallu une semaine c’est déjà pas mal. Alors prenons les cinq jours et mettons nous au travail.
Jean-Baptiste Edaye
Je voudrais dans la même veine remercier tous ceux qui ont contribué à l’aboutissement de cette proposition de loi. Les députés se sont efforcés pas deux fois de suite en introduisant des propositions qui n’ont pas abouties. Les tensions qui ont eu lieu dans notre pays, du fait de l’exclusion de près 1 million des béninois en droit de voter, ont amené à des négociations. Dans le document proposé avec l’exposé des motifs, on a bien fait cas, de ces discutions, de ces séries de réunions qui ont durées des jours et des nuits et ceci au mérite des présidents Emile Derlin Zinsou et Nicéphore Dieu Donné Soglo. Mais dans la présentation des faits ici on a fait l’impasse sur le dossier tout comme si la solution est venue comme ça en l’air. On n’a pas voulu écouter les députés, ici et je pense que c’est parce que la classe politique et les anciens présidents et bien d’autres bonnes volonté se sont impliquées et que nous avons vu que c’est une situation vraiment difficile qu’on a pu se plier après tout à l’étude de ce dossier là. Moi j’aurais vivement souhaité que dans la présentation du dossier, comme c’est dans l’exposé des motifs, qu’on puisse qu’en même dire que la proposition de loi qu’on est entrain de discuter présentement fait suite à une série de négociations qui ont été conduite quand même sous l’égide des présidents Nicéphore Dieu Donné Soglo et Emile Derlin Zinsou qu’il convient de saluer ici, sinon se serait fait l’impasse sur l’histoire de ceux-là qui ont permis qu’on arrive aujourd’hui à obtenir les cinq jours qui permettrons de ne plus laisser en rade 1 million 300milles béninois et ceci pendant dix ans.
Thomas Ahinnou
Je n’avais vraiment pas pensé, que les débats allaient prendre cette tournure. Nous avons au sein de la commission des lois, tout fait pour que le débat soit apaisé, pour que le ton ne monte. Je suis un peu gêné et peiner du ton que j’observe en plénière. D’abord il faut commencer pas dire qu’il y a des chiffres incantatoires que l’on agite depuis un certain temps, qui sont absolument faux. Quand on nous dit qu’il y a 1 million 300 de béninois en âge de voter qui n’ont pas été pris en compte, c’est absolument faux. Si c’était effectivement les 1 million 300 avec les extrapolations, cela veut dire que la population béninoise est au alentour de 12 millions ce qui n’est pas du tout exact. Donc que les collègues cessent d’agiter chaque fois des chiffres faux. Ceci dis, j’ai comme l’impression que je tombe d’un autre monde, parce que si au jour d’aujourd’hui, nous avons les difficultés que nous avons là, c’est à cause de certain qui dès le départ n’ont pas du tout voulu de la lépi. Nous avons envoyé de l’Assemblée à la commission politique de supervision sur 9 personnes 4 ont démissionné et le travail est revenu de ce fait aux cinq qui ont continué le travail jusqu’au jour d’aujourd’hui, et à chaque étape de la réalisation de la lépi, il y a toujours des systèmes de blocage que l’on mettait en place parce qu’on ne voulait pas de la lépi. On a parlé toute à l’heure de la marche de certains qui se disaient exclus de la liste de la lépi, mais on a oublié de dire les marches qu’il avait eu pour demander aux gens de ne pas aller se faire inscrire. C’est dans ce pays qu’on a mis des panneaux publicitaires dans toutes les villes pour dire non à la Lépi. Je ne sais pas de quelle lépi on parle aujourd’hui, c’est de cette lépi qu’on n’avait pas voulu, c’est de celle là qu’on parle aujourd’hui. Dieu fait toujours bien les choses, parce que les gens qui hier marchaient sous le soleil, dansaient sous le soleil avec les branchages à la main pour dire n’aller pas faire la lépi, les gens leur ont obéi. Mais aujourd’hui, ont vient nous dire qui y a des gens qu’on veut exclu et à qui on veut imposer de ne pas pouvoir voter. C’est eux-mêmes qui ont demandé à leurs militants de ne pas aller s’inscrire et les militants ont obéi tout simplement. Maintenant lorsque nous avons fini de marcher même en étant vieux, et que nous nous sommes rattrapés par les réalités du terrain, parce qu’on avait pensé que la lépi n’irait pas à son terme. C’est ici que je rends un grand hommage aux membres de la lépi.
Edmond Zinsou
Je voudrais à mon tour me réjouir du fait qu’enfin une issue a été trouvée à ce problème d’exclusion de plus de 1million de nos citoyens de leur droit de vote qui est un droit constitutionnelle. Je voudrais ajouter que si on règle le problème de ceux là qui n’ont pas pu se faire enregistrer, il restera dans le cadre de la présente phase du déroulement du processus de la lépi à savoir la phase de distribution des cartes électorales dans laquelle on constate qu’il a beaucoup de tares. Entre autre, nous savons qu’il y a encore beaucoup de citoyens qui détiennent leurs fiches c'est-à-dire qui ont été régulièrement enrôlés, mais qui aujourd’hui ne retrouvent pas leur carte électorale. Là encore c’est un problème puisse qu’ils ont régulièrement leurs certificats d’enregistrement et ils n’ont pas retrouvé leur carte. J’espère que dans le cadre de la régularisation du processus, qu’une solution sera trouvée à ceux là. Pire, il y a également beaucoup de personnes qui retrouvent plusieurs cartes à la fois portant le même nom. La question qu’on se pose est de savoir ce qui va se passer si une personne retire plusieurs cartes à la fois. En tout cas pour ce qui se passe, c’est que pour le moment on leur remet une carte et les trois autres cartes à quoi vont-elles servir, parce que là je peux vous dire que c’est source de suspicion. Il va falloir que très rapidement on essaye de trouver une solution, à savoir si on doit détruire ces cartes là. Je pense que si cela doit être fait que se soit publiquement pour que ces cartes ne servent pas à d’autres personnes pour voter à la place de ceux là, parce que dans le cadre des élections, beaucoup de choses sont possibles. Il y’a également une certaine lenteur dans le retrait des cartes et une certaine nervosité et certaines tensions au sein des citoyens et il va falloir que l’on parle à ceux-là qui sont chargés de l’opération qui, au lieu de refouler les gens, de changer leur langage afin que le processus de distribution de cartes se passe dans les meilleurs conditions parce qu’il est important pour notre pays que les choses se passent correctement pour éviter que le élections soient source de conflits, parce que nous voulons une élection apaisée.
Cakpo Kiffouly :
Je voudrais apporter ma voie à celle de mes collègues pour dire que sincèrement c’est un grand ouf de soulagement pour tous les béninois, parce que la tension était persistante dans le pays et on se demandait ce qui allait se passer si ces élections se tenaient le dimanche prochain. Vous avez vu qu’y a des séquences qui ont été présentées sur le chaines de télévision où les militants menaçaient sérieusement parce qu’ils n’ont pas eu leurs cartes et ils se disaient si je n’ai pas eu ma carte ont verra comment le dimanche prochain on pourra voter à Calavi. J’allais dire que notre pays ne méritait pas cette tension là que nous avions fabriqué de toute pièce, parce qu’on avait l’habitude de voter dans ce pays et on a jamais assisté à une telle tension. Cette proposition de loi est la bienvenue mais est-ce qu’elle pourra régler tous les problèmes ? Et j’ajouterai que au nombre des raisons qui, ont fait que depuis la conception de cette lépi, on a eu à dénoncer des choses qui n’ont pas été prises en compte et à pas forcés elle avançait toujours. A propos de l’affichage des listes il y a quelques endroits où ces listes n’ont pas été affichées, or il faudrait que ces listes soient affichées pour que les gens puissent avoir leurs cartes et concocter et la liste et le carte, chercher les petites erreurs parce qu’elles n’en manquent pas. Présentement il y a beaucoup erreurs sur les cartes par rapport aux noms portés sur les listes. La question qu’on se pose est de savoir qu’en est-ce que ces erreurs seront corrigées. Comme l’a dit l’honorable Zinsou, dans ma commune, il y’a des électeurs qui ont eu deux cartes à la fois et on a du faire intervenir un huissier pour constater deux cartes. Nous avons beaucoup de numéro de cartes qui sont des cartes doubles dans Adjohoun. Nous allons aussi dire que les bureaux de vote sont top distancés et on n’a pas compris le pourquoi, parce qu’on avait l’habitude de voter quelque part mais maintenant vous vous retrouvez dans votre quartier et la nouvelle liste vous envoie à près 10 kilomètres et cette situation crée déjà une tension au niveau des électeurs qui se posent la question de savoir avec quel moyen ils iront à plus de 10 kilomètres. Cette situation a que quelques uns déchirent les cartes ce qui n’est pas normale et tout ceci je passe à un moment où la plupart des béninois ont compris que voter est un droit civique et qu’il faut l’accomplir. Vous constatez avec moi que dans la population si jamais le 6 Avril les élections se tenaient la tension allait monter de plus belle, mais heureusement la tension à partir de l’instant où nous parlons va baisser. On a aussi appris qu’il y a des étrangers dans certaines frontières qui ont eu des cartes. Pour ce fait je voudrais savoir si on pourra enlever de cette liste là ces étrangers ? Puisse que si les étrangers doivent intervenir dans notre pays pour voter au même titre que les béninois, cela veut dire que cette liste est fausse, elle ne répond pas aux aspirations du peuple béninois.
Eric Houndété
J’aimerais dire un grand bravo aux présidents Emile Derlin Zinsou et Nicéphore Dieu Donné Soglo et à toutes les personnes qui ont contribué à la situation que nous vivons aujourd’hui. Je voudrais aussi saluer avec un profond respect tous les citoyens qui ont manifesté sous le soleil sous la pluie des jours durant et pendant des heures dans différentes localités de notre pays pour refuser l’infortune, pour éviter que leur droit de vote ne leur soit arraché et pour ce faire Mr le président je dis bravo à tous les militants de l’Union fait la Nation de Abt et de tous les autres groupes qui ont refusé d’avoir une lépi « kpayo ». Mr le président je fais un coucou à la société civile qui a refusé de se compromettre en partisans avec les pyromanes qui ont voulu mettre notre pays à feu et à sang. Les acteurs de la lépi, s’ils n’ont pas fait preuve d’incompétence, ils ont fait preuve de mauvaise foi et de mauvaise volonté parce que, pendant longtemps, ils n’ont pas voulu accepté, mais Dieu est bon, il est grand parce qu’il les a dénudé et cela me permet aujourd’hui de voir que leur plan de fraude a été savamment perturbé. Aujourd’hui toutes les personnes qu’ils ont délibérément choisi de mettre de coté, par la grâce de Dieu toutes ces personnes là au moins une partie pourra être réintégrer et nous aurons des élections ou on ne nous gagnerons pas d’avance vraiment je rends grâce à Dieu. Toute fois Mr le président je reste dans une certaine insatisfaction, parce que moi j’ai eu la chance d’étudier un peu l’informatique et je sais qu’elle est une science exacte, c’est du blanc ou noir il n y a pas de marron dedans, c’est du zéro ou un et c’est ça l’informatique. Lorsque nous avons fait un diagnostique de notre système électoral, pour dire que ce que nous voulions refuser c’est des cartes multiples donné à des individus, c’est des morts qui votent .Ou nous en soyons aujourd’hui ?à ceux qui se fasse délivrer quatre cartes d’électeurs, six cartes d’électeurs, il y a une mauvaise fois ou une incompétence. Mr le président, c’est toujours dans cette ligne que nous avons pu observés qu’après avoir faire une cartographie censitaire conduite par des GPS qui sont des appareils de précisions et d’exactitude, ont-ils retrouvé les populations qui sont obligées d’aller retirer leurs cartes d’électeurs à plus de 10kilomètres de leurs domiciles. Mr le président il y a manifestement une volonté d’empêcher certaines personnes d’exercer leur droit de vote, et cette combine qui a été faite ne pourra pas malheureusement pas être corrigée, c’est là l’un de mes points d’insatisfaction. Et je voudrais implorer le seigneur de donner la force à ces personnes là, je veux aussi implorer la solidarité nationale d’accompagner ceux d’entre ces personnes qui n’ont pas un moyen de prendre une taxi-moto pour aller retirer leurs cartes d’électeurs ou de prendre une taxi-moto pour aller voter. On doit remercier Dieu d’avoir eu la chance de réduire l’impacte de l’action des fraudeurs, ceux-là qui traitaient les autres de fraudeurs hier ils sont mis à nu. Je suis un heureux même s’il y a un peu d’insatisfaction.
Saka Ficara :
je remercie tous ceux qui d’une manière ou d’une autre, nous ont permis d’éviter le pire. Pendant tous ces moments moi je me suis posé une question, de savoir est-ce que c’est de l’agitation ou de l’opposition que les députés de l’opposition faisaient, parce que j’ai eu l’impression que ce que nous constatons, ce que nous voyons et à laquelle les gens s’opposaient, m’a amené à me demander ou c’est un vaste complot qui ne profite qu’à seulement ceux de l’opposition ou c’est que je ne comprenais rien. Mais aujourd’hui, on constate que cela concernait tout le monde. Mr le président, moi je veux être directe, nous avons choisi des gens à l’Assemblée ici pour conduire la lépi mais, ils ont fait preuve d’une incompétence pendant deux ans. Je pense franchement Mr la président qu’on doit prendre une décision pour les sanctionner de cette incompétence, et en plus de ces violations répétées des nos lois. Sincèrement c’est inadmissible qu’a deux jours des élections qui y ai pas de listes dans les villages jusqu’ à l’heure ou nous parlons. Nous n’avons pas de liste par bureau de vote, par village et c’est au moment de la distribution des cartes d’électeurs qu’on sent qu’il n’ont fait la chose que pour frauder. Mais d’où vient-il pour que nous constations un peu partout des villages fictifs Mr le président, des gens qui ont beaucoup de cartes d’électeurs, pourtant on veut améliorer. Franchement, moi je ne sais pas si ce système est amélioré par rapport à ce qui se faisait. On dit que nous, nous sommes les spécialistes de la fraude et nous faisons votés les morts avant, mais aujourd’hui il y a des gens vivants qui ont été exclus du vote et on nous dit qu’ils vont écrire leurs noms dans les cahiers et ils vont voter dans dix ans, dans cinq ans. Nous avons envoyé nos collègues pour faire améliorer le système, ils sont allés pour organiser la fraude, c’est inadmissible Mr la président. Je crois que nous sommes sur le chemin d’éviter le pire, parce que telle qu’ils faisaient ils pensaient que rien ne se passerait, qu’ils allaient battre chaos au premier tour alors qu’ils comptaient sur leur fraude sur les villages furtifs sur les étrangers à qui ils ont délivré plein des cartes d’électeurs. Mais il reste une chose que nous allons résoudre maintenant, c’est peut être d’essayer de donner des cartes à certains qu’on a exclu. Mr le président je veux poser cette question et à nos collègue qui ont organisé tout ce bordèle là. Mais les étrangers à qui ils ont donné les cartes comment on va les détecter, les villages furtifs comment on va pouvoir les détectés parce qu’il y en a. Mr le président je vais revenir quand nous allons commencés à étudier les articles du cercle si non j’ai quelques propositions de forme à faire.
Raphaël Akotègnon
Je pense que nous sommes en passe de trouver une solution, semble t-il à une situation qui conduisait notre pays tout droit dans le mur. Nous avons actuellement au Bénin, tout sauf la lépi tant prônée et menée à pas de charge malgré les alarmes que nous avons lancé à plusieurs étapes. Je pense qu’aujourd’hui tout le monde a compris que le processus souffre de plusieurs imperfections. A l’heure où je parle, où le scrutin était annoncé pour le dimanche 6 Mars, il y ‘a encore des cartes d’électeurs sous presse, Mr Bako vous me regardez, je le dis il y a des airs opérationnelles qui n’ont pas reçu entièrement leur carte. Malgré que tout le monde sait aujourd’hui que le dédoublonnage n’a pas marché, on a vu plusieurs cartes appartenant à la même personne. Je pense que si nous allons nous fier à cette Lépi, nous allons tout droit dans le mur. A cela il faut ajouter le désordre complet et la cacophonie que nous observons aujourd’hui sur le terrain de délivrance de ces cartes d’électeurs. On dirait que tout a été orchestré et planifié pour que les électeurs n’arrivent pas à rentrer en possession de leurs cartes d’électeurs. Maintenant à la mission commandée par le chef de l’Etat dans le septentrion et ailleurs, pour dire que ceux qui ne trouveront pas leurs noms sur la liste permanente informatisée, tous ceux-là seront constituer comme des étrangers dans notre pays, on se demande qui a intérêt à fabriquer des étrangers béninois, qui a intérêt à priver les béninois de leur droit de vote, qui a eu intérêt à lancer une lépi à moins d’un an des élections. La loi actuellement en étude, trouve cinq jours pour rectifier, que pourrons nous faire en cinq jours en tout cas tout dépend de la logistique et de la bonne volonté. Je pense que les béninois ont dépassés les chars et les contingents de militaires que moi j’ai vu à Cotonou à 4 heures du matin et à quelle fin. Et je veux dire ici à la suite du président Soglo que ceux qui pensent intimider le peuple béninois se trompent largement.
Arifari Bako,
Je voudrais remercier les différents acteurs qui se sont engagés dans la quête permanente de consensus autour de cette réforme que nous avons choisi délibérément et que nous avons consacré par une loi. Il s’agit de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi). Une réforme en profondeur de notre système électorale, pour quelque chose que nous entamons pour la première fois dans notre système nécessite beaucoup de patience et d’indulgence dans sa mise en œuvre, parce que la Lépi, dans la conception de la loi que nous avons votée ici, nous avons fait l’option maximaliste de la complication. Lorsque nous faisons la comparaison avec ce qui se passe dans les autres pays. La réalisation de cet outil a créé beaucoup de distensions, beaucoup de contradictions. Mais les organes en charge de sa réalisation ont toujours gardé à l’esprit le principe du compte rendu et de la transparence. Les chiffres qui sont avancés, notamment cette question de 1.390.000 pétitionnaires non enregistrés de 12 et plus, il s’agit bel et bien des chiffres qui ont été produits et communiqués par des organes en charge de la Lépi aux différentes formations politiques à la veille d’une opération d’un enregistrement complémentaire pour les inviter à descendre sur le terrain et à faire sortir nos compatriotes qui n’avaient pu se présenter. Nous avons eu l’occasion de donner des explications sur le contenu de ces 1.390.000 pétitionnaires. Il s’agit de Béninois de 12 et plus à une étape du processus qui ne prévoyait pas le dedoublonnage parce que dans ce lot, nous avons lancé une évaluation rapide et il y a en a plus de 400.000 doublons. La loi ne prévoyait pas à cette étape, le dedoublonnage. Il fallait donc d’abord finir l’enregistrement des données biométriques avant de procéder au dedoublonnage. Ce travail est en cours et nous avons anticipé depuis bientôt 4 à 5 mois sur certaines difficultés que nous cherchons à gérer aujourd’hui à postériori. Déjà au mois d’octobre, nous avons envisagé ici l’élaboration d’une proposition d’amendement que nous avons distribué à un certain nombre de collègues en disant ce : « dans ce processus, nous allons être confronté à un moment donné à la question des non-recensés, à la question des personnes qui n’ont pas pu être enregistrées ». Nous avons souhaités que les différents acteurs s’asseyent ensemble, pour trouver une disposition légale pouvant permettre aux organes en charge de la réalisation de la Lépi de pouvoir répondre à temps à ces difficultés. Les négociations avaient été engagées. Un compte-rendu avait même été élaboré, je pense en date du 23 novembre 2010, mais ce compte-rendu n’a pas abouti et les conditions qui devraient être créées à temps pour que des réponses appropriées puissent être apportées à des problèmes que nous connaissons avant n’ont pas été faites. Cela n’a pas été fait et nous nous trouvons aujourd’hui pris au piège de quelque chose que nous connaissions. Cette politique de l’autruche que nous avons collectivement menée nous rattrape. Nous nous retrouvons ici dans ce contexte, à solliciter le concours d’un certain nombre d’acteurs pour nous faciliter la résolution du problème. C’est pour cela que je voudrais dire ici, toute ma reconnaissance au président Emile Derlin Zinsou, au président Nicéphore Soglo qui se sont battus, qui ont réuni les différents protagonistes pour tenter de trouver un terrain d’entente. Je voudrais dire ceci, lorsque nous voudrions trouver des solutions à un problème, lorsque le problème est identifié, il faudrait, en proposant des solutions, être beaucoup plus précis pour permettre aux différents organes en charge de pouvoir réaliser ce qui va être défini ici comme norme. Nous disposons d’un équipement, je dirai, de taille moyenne pour face à de grands défis. Nous disposons de compétences, peut-être limités au niveau des organes en charge.