En plus des intrants agricoles pour la réussite de la campagne prochaine: L’interprofessionnelle du coton réclame les 12 milliards de subventions de 2012
Face à l’actualité fluctuante relative au coton, les membres de l’Association interprofessionnelle du coton et la Cspr ont organisé ce mercredi 11 avril 2012, une conférence de presse au Novotel de Cotonou. Plusieurs sujets, sources d’inquiétudes et d’appréhensions ont été exposés aux hommes et femmes des média présents. Des déclarations des conférenciers, on retiendra d’abord que les raisons évoquées dans le communiqué justifiant le limogeage du Directeur Général du Trésor Public ne pas sont fondées et relèvent d’une manœuvre du Gouvernement visant à remettre en cause les accords de 2009 qui régissent les relations entre l’Etat et l’Association interprofessionnelle de coton,( Aic). Selon ces accords l’Etat apporte une subvention pour l’acquisition des intrants agricoles. Or il se fait que la subvention pour le compte de l’année 2012 se fait toujours attendre contrairement à la pratique qui veut que ses fonds (12 milliards) soient acheminés en direction de l’Aic par une banque de la place et ceci au plus tard la veille de la nouvelle année agricole
Aux dires de Narcisse Djègui, Secrétaire permanent de l’Aic, le document d’accord cadre structuré en huit titres, indique entre autres, comment le processus d’appel d’offre se fera, le rôle de l’Aic. Ce document reconnait l’Aic comme l’unique interlocuteur de l’interprofession, établit les bases des relations entre l’Aic et l’Etat et a été signé en janvier 2009 avant d’être homologué au tribunal le 08 janvier 2009. Pour Etienne Ayéni, membre de l’Aic, si les dernières décisions du Gouvernement visent à suspendre la subvention, il pourra s’attendre indubitablement alors à l’appauvrissement des producteurs. « …la suspension de la subvention sans accords préalables, engendrerait moult problèmes aux producteurs, à l’interprofession et même à la banque. Si de 137.000 tonnes en 2011, la production cotonnière est passée à 174.000 tonnes en 2012, cela est un signe positif à faire valoriser. » dira-t-il. Selon l’administrateur de la Centrale de sécurisation des paiements et de recouvrement, Cspr, Roger Lokossou, l’Etat est présent depuis 2004 dans la subvention des engrais. Ce qui fait polémique aujourd’hui, ce que l’Etat n’a pas encore envoyé la subvention qui est de douze milliards de francs Cfa. L’administrateur rappellera que la Cspr s’occupe entre autres de la récupération des crédits mis en place, d’organiser l’acheminement du coton graine vers les égreneurs, dons un rôle d’interface, ne doit plus rien aux producteurs puisque la Boa a déjà fait une avance de trésorerie. Victor Djikpessé membre de l’interprofession ajoutera qu’au titre de chaque campagne, les éléments essentiels tels que le programme de traitement phytosanitaire, le plan de campagne, sont à considérer. En résumé pour les conférenciers, l’Etat doit prendre ses responsabilités pour que la production agricole ne chute de nouveau.
Jean-Marc Aurèle AGOSSSOU