Point des subventions au coton et autres filières agricoles: Les députés rejettent les réponses du Gouvernement

Publié le par OKOYA Francis

Point des subventions au coton et autres filières agricoles

Les députés  rejettent les réponses du Gouvernement

( Ahouanvoébla parle de 01/20 )

 

La séance plénière de ce jeudi 16 septembre 2010 avait deux points à l’ordre du jour : la 2ème lecture de la loi sur la Lépi demandée par le Chef de l’Etat et la question d’actualités sur le point des subventions à la filière coton et autres filières de 2006 à 2010.

A la lecture de la question par son auteur  Augustin Ahouanvoébla appuyé par 7 autres de ses collègues, on retient que les députés ont trois préoccupations majeures. D’abord, ils demandent au gouvernement de leur  faire le point exhaustif des subventions annuelles accordées à la filière coton de 2006 à 2010 et les autres accompagnements faits aux différentes sociétés et organisations intervenant dans la filière ( distributeursd’intrants, égreneurs et les associations de producteurs.  Ensuite, ils demandent le point annuel du coton de 2006 à 2010. Enfin les députés signataires de la question d’actualité ont souhaité avoir le point des subventions et les autres accompagnements faits aux autres filières agricoles du Bénin. Après avis favorable de la plénière, le président de séance Antoine Dayori a transformé la question d’actualité en une question orale avec débat pour permettre à tous les députés qui le désirent de prendre part au débat sur la question.

Prenant la parole pour la réponse du Gouvernement sur la question, le ministre Adanmayi a fait remarquer qui ferait le point de la filière coton de l’année 2000 à l’année 2005 avant d’en venir aux préoccupations des députés. Aussitôt dit aussitôt fait. Seulement après de longues minutes de chiffres relatifs aux années 2000-2005, puis aux années suivantes, les préoccupations des députés ne sont pas clairement transparues dans les réponses du Gouvernement. Le 2ème Vice-président de séance, l’honorable Antoine Dayori a été le premier a fait cette remarque. Il demandera au ministre Adanmayi de bien vouloir produire des copies de sa réponse aux députés qui selon Dayori n’ont pas pu noter et faire les corrélations entre les différents chiffres évoqués par le membre du Gouvernement. A la suite du Président Dayori, le député Augustin Ahouanvoébla  dira que s’il lui était donné de noter cette présentation du Gouvernement, il donnerait 01/20 car pour lui le Gouvernement est à l’hors-sujet :  «… J’ai demandé des informations sur les subventions de 2006-2010 et on me parle des activités de 2000 à 2005. Je sais que la première action menée par le chef de l’Etat nouvellement élu est la subvention de 13 à 14 milliards accordés à la filière coton et ici je ne vois pas trace. J’espère au moins que les nombreuses autres subventions énumérées par le ministre, le Chef de l’Etat est au courant. Je voudrais que le ministre nous réponde par écrit pour nous dire si oui ou non le Chef de l’Etat est au courant de tout ceci… je ne suis pas du tout satisfait. J’ai des chiffres ici qui sont contraires à ceux évoqués par le ministre pour la période 2006-2010. En tant qu’auteur de la question je n’ai même pas copie des réponses du Gouvernement pour mieux apprécier. Et je la demande cette copie quand je l’aurais je vous démontrerai ce que je dis… ». Ahouanvoébla sera soutenu par ses autres collègues de l’opposition.

Du côté de la mouvance c’est Soulé Sabi Moussa qui apportera la replique

 

Explication de Soulé Sabi Moussa

Pour le député Soulé Sabi Moussa, en sa qualité de d’ancien Dg Cerpa et ressortissant de Gogounou, une commune productrice de coton, le ministre Andanmyi n’a pas eu tort de commencer son exposé par les années 2000. Pour lui, le débat sur la production cotonnière ne saurait être circonscrit sur la seule période de 2006 à 2010. « Ce n’est pas sage de parler de la chute de coton à partir de 2006 », a-t-il dit. Dans son explication, le député a fait la genèse de la production de coton sur 4 périodes. De 1957 à 1990, cet élu de la nation, acteur du développement rural a informé que la production cotonnière a évolué de 3000 à 146.000 tonnes. De 1990 à 1996, la production a grimpé jusqu’à 450.000 tonnes. A ce niveau, le député Soulé Sabi Moussa a mis l’accent sur les efforts déployé par le président Soglo à cette époque pour en arriver là. Seulement, a-t-il regretté, c’est de 1996 à 2006 que la production de coton a connu une baisse drastique jusqu’à 190.000 tonnes pour la campagne 2005-2006. Dès cet instant, a-t-il rappelé, aucun producteur n’était motivé à faire la production de coton pour la campagne 2006-2007. « Mais vu l’urgence à relever le défi, le président Boni Yayi au détour d’une tournée dans les champs de coton a dû  prendre des engagements pour motiver les producteurs et les égreneurs. En clair, selon lui, ce qui est appelé subventions par les députés de l’opposition n’était qu’une avance.

 Attaques et contres attaques autour de la commission des lois

Le 1er point à l’ordre du jour, la 2ème lecture de la loi sur la Lépi demandée par le Chef de l’Etat n’a pu être abordée pour cause d’absence de la présidence de la commission des lois. Les députés, Ahouanvoévla, Houndété ont estimé que c’est parce que leur collègue Hélène Aholou Kèkè préfère la Lépi aux travaux  de l’Assemblée. Le Président de séance présume de la bonne foi et rappelle que l’intéressée a évoqué une défaillance au plan sanitaire. N’empêche, Ahouanvoévla et Houndété sont revenus à la charge en indiquant que c’est le recensement pour la 3ème phase de la Lépi qui justifie l’absence de Aholou Kêke. " faux rétorquent les députés Sabi Moussa et Débourou. Pour eux, même si la présidence était là, il ne serait pas possible de travailler car les rapporteurs ne sont pas présents. Et selon eux si Aholou Kèke a trouvé quelque chose à la Cps-Lépi c’est la même chose que les autres membres de la commission issus des rangs de l’opposition ont trouvé dans la structure en charge du volet informatique de la Lépi.

Francis Z. OKOYA

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Publié dans ASSEMBLEE NATIONALE

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